planet ddq

March 06, 2010

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February 28, 2010

West Coast News

À table !

Depuis President’s day, Chloé a un bright new accessoire à la maison : une magnifique chaise haute Tripp-Trapp rouge (”qui grandit avec votre enfant”) – achetée d’occasion sur Craigslist bien sûr ! Il faut dire que ces derniers temps, la grande petite bonhomme trouvait nos hamburgers et nos tasses de café bien intéressants, et voulait de plus en plus être avec nous lorsque nous étions à table. Nous ne lui faisons pas encore manger de tarte tatin, ni de cheesecake, ni de lasagnes, mais au gré de nos courses, elle a déjà essayé : les céréales de riz, la purée de carottes, d’avocats, de bananes. Comme il se doit, elle en met partout et ne sait pas encore très bien ce qu’est cet accessoire brillant qu’on lui met devant le nez. En tout cas, elle préfère quand c’est papa qui lui donne, la maline sait bien comment maman est censée lui donner à manger ! C’est assez drôle, quand elle est partante, de la voir se jeter sur la cuiller, et son front ridé quand elle découvre une nouvelle sensation dans sa bouche.
Pas de repas régulier pour l’instant, c’est au gré de l’envie et de la disponibilité de chacun…

A table !

 
 
 
 

by Manue at February 28, 2010 10:02 PM

February 21, 2010

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Corsac.net - Echoes

Heligoland (part 2)

Plus je l'écoute plus je trouve que, techniquement, il ressemble à Lights (d'Archive, pour ceux qui suivraient pas). Un abord déroutant, et limite assez facile, des mélodies qui reviennent, qui trottent dans la tête, rien de très complexes, des ritournelles, un peu. Et puis, au fur et à mesure des écoutes, une myriade de détails apparaît. On en découvre à chaque fois un peu plus, particulièrement autour des lignes de basses mais pas seulement.

Une fois passée la première impression de facilité, on se rend compte que c'est un album très travaillé, ciselé. C'est du design sonore, même si j'aime pas trop le terme. On sent que rien n'est vraiment laissé au hasard, que partout où l'oreille va s'égarer elle va découvrir quelque chose de nouveau. À chaque fois on se laisse littéralement emporter par la musique, elle nous entraine dans des coins qu'on avait pas visité avant et qui nous ravissent.

Et, de fait, mes deux préférées sont sans aucun doute (mais pour l'instant) Girl I love you et Atlas air.


by Corsac (corsac@corsac.net) at February 21, 2010 03:03 PM

February 16, 2010

West Coast News

Happy Valentine’s

Comme dans presque tout le monde occidental (et un peu plus), le 14 février c’est la Saint Valentin. Avalanche de kitsch souvent, à défaut d’essai romantique réussi, mais qu’importe c’est l’intention qui compte, et puis “de toute façon sinon elle m’en voudra si je ne fais rien” (”et j’espère au moins que t’as pas oublié mon anniversaire!”). Comme partout, les restos affichent complets, “special V menus” pour l’occasion, les chandelles, les petits coeurs, tout ça tout ça. Mais comme partout, les contre-saint-valentin s’organisent, pour les célibataires désoeuvré(e)s ou endurci(e)s, par pur esprit de contradiction, simple déni(grement) de l’événement et de la consommation associée, ou bien parce que cool voilà encore une occasion de faire un truc marrant, de sortir de chez soi, et de voir du monde.

Je n’ai pas encore tout compris à la mécanique valentine américaine, mais il paraîtrait qu’on peut offrir des cartes de saint-valentin à des simples “friends”, qu’on apprécie particulièrement. Ca m’a un peu dérouté, mais comme je n’ai pas encore de vrai friend éligible ici, la réflexion a vite tourné court. Quoiqu’il en soit, ce soir de Saint Valentin, on est allé partager nos cadeaux sentimentaux dans la foule, et à défaut de dizaines de petits mots doux, on a échangé des milliers de coups d’oreillers. A 18h pétantes (flashmob spirit) devant l’embarcadero ferry building, des milliers (des millions selon les participants) de san franciscains et autres from all over the bay dégainent leur pelochon favori sur leur voisin au premier coup de pendule.

Et voilà ce que ça donne:

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un peu en retrait, ou carrément au milieu de l’arène:

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C’est absolument énorme, les plumes volent et tapissent la place, l’ambiance est au beau fixe, sans violence: tout le monde s’amuse, les rares déchaînés prennent soin de se déchaîner entre eux, mais pas de dérive. 1h plus tard, ca sent la fin, on suffoque presque de l’air empli de nouvelles particules, mais everybody’s happy. Chloé n’apprécie pas vraiment (étonnament) bien qu’à l’écart du champ de bataille (peut être déçue de ne pas participer ;-) ), mais se réconforte rapidement avec nous et un petit groupe improvisé, autour de quelques pizza (shrimp-onions-avocado, qui eût cru que quelqu’un l’aurait fait… c’est trop bon!) et d’un cocktail de rhum qui rappelle quelques bons souvenirs…

En attendant, pour la Saint Valentin nous on a offert une tripp-trapp rouge à Chloé, et elle kiffe grave.

Happy Valentine’s!

by Alex at February 16, 2010 06:46 AM

February 15, 2010

Corsac.net - Echoes

Heligoland

Comme je sais que certaines personnes au moins ont pu trouver de bons conseils musicaux sur ce blog, je vais me permettre d'en rajouter une couche.

J'ai acheté ce weekend le dernier Massive Attack (Heligoland). J'aime vraiment beaucoup tout ce qu'ils ont fait, certains albums plus que d'autres, mais dans l'ensemble j'aime tout.

Ça faisait tout de même un petit bout de temps que 100th window était sorti, et, pour le coup, je l'avais vraiment bien aimé (et Prayer for England avait servi à tester la chaîne au moment de son achat). Depuis, j'avais été à quelques concerts, au demeurant très bien, mais surtout très forts. On avait eu droit à quelques chansons de Heligoland, et dans l'ensemble ça avait l'air pas mal.

Il est donc sorti la semaine dernière, mais étant débordé pour pleins de raisons, c'est pas comme si j'avais eu le temps de me jetter dessus (et Manue s'est même débrouillée pour l'écouter avant moi, ce qui est quand même très vexant). Du coup, les choses sont rentrées dans l'ordre samedi, et j'ai eu le temps de l'écouter plusieurs fois pendant le week-end.

La première écoute a été assez surprenante, à vraie dire. Ça sonnait pas extrêmement Massive Attack, mais c'était pas mal. Et après plusieurs fois, on retrouve quand même ses marques. Il est bien balancé, je suis pas encore au taquet sur tous les morceaux, mais y'en a des qui ondulent vraiment. J'ai pas encore tous les titres en tête, mais, rapidement, j'aime beaucoup la première (Pray for rain), la troisième (Splitting the atom, le “single”), la quatrième (Girl I love you), la neuvième (Saturday come slow) et la dixième et dernière (Atlas Air). Dans l'ensemble, celles que j'aime bien donnent envie d'onduler et de sautiller, et il vaut mieux avoir une bonne chaîne et des voisins pas trop regardants sur les basses.

Alors voilà, après quelques écoutes, définitivement, allez y, c'est du bon !

by Corsac (corsac@corsac.net) at February 15, 2010 09:34 AM

February 06, 2010

Corsac.net - Echoes

J'aime pas l'eau

Et encore moins quand c'est de l'eau sale, de l'eau de vaisselle, de l'eau de vidange de machine à laver, de l'eau qui, normalement, serait censée disparaitre automagiquement au fond d'une conduite, et hop, on en parle plus, au lieu d'atterrir sur le sol de la cuisine. J'aime pas les histoires de plomberie, de conduite bouchées, de refoulement. Pourtant j'aime bien faire la vaisselle hein, pas de soucis. Juste, là, y'en a marre, un peu. Entre les fuites dans les conduites d'arrivée d'eau et les bouchons dans les conduites de sorties, elles pourraient pas se mettre d'accord ?

Marre de patauger, marre d'avoir les mains mouillées qui puent. Grmpf.


by Corsac (corsac@corsac.net) at February 06, 2010 07:25 PM

January 30, 2010

West Coast News

4 months (already)

25 inches and a half
14 pounds tout rond
Je suis toujours aussi belle
Des vêtements 3mois trop ptits – je flotte tranquillement dans mon 6 mois…
J’attrape mes deux pieds
Je nage sur la moquette, et j’ai même fait une sorte de quart de tour sur le ventre.
Je me retourne de temps en temps de ventre en dos (mais pas l’inverse, juste sur le côté)
J’adoooore Sophie ma girafe et Juliette la poulette masquée
Je mange fréquemment mes mains et mes doigts, une fois mes doigts de pied
Je suis fascinée par mes mains, je tire les cheveux de maman et les lunettes de papa
Je sais bien attraper, en particulier le truc qui fait de la musique dans mon transat
Les burgers et tasses de thé de mes parents commencent à m’intéresser furieusement, mais je ne mange toujours que le lait de ma maman (enfin une fois j’ai tété une carotte)
Je vais toujours à la fac, je lis des microfilms sur les genoux de maman ; globalement, tout le monde raffole de moi sauf une ou deux prof de Berkeley quand je m’exprime en conférence.
J’ai été à la mer, et mis mes pieds dans l’eau. Je vais bientôt aller au ski, mais ça m’étonnerait que mes parents me laissent essayer.

4 mois

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at January 30, 2010 06:05 AM

January 27, 2010

West Coast News

(Strawberry) Cheesecake Factory

Un cheesecake se fait en trois temps :
- La croûte
- La garniture
- La sauce

La croûte :
- 1 cup de miettes de Graham crackers (cette première ligne est la suprême démonstration du fait que ce gateau est irrémédiablement américain) – les Graham crackers étant de petits gateaux secs sucrés au miel, qu’on réduit en miettes avec un rouleau à patisserie dans un petit sac qui ferme
- 3 tbsp de beurre fondu (42g)
- 3 tbsp de sucre
mélanger le tout, et le verser au fond d’un moule à manquer en tassant bien pour que ça fasse effectivement comme une croûte
Cuire 10mn dans le four préchauffé à 325°F

La garniture
- 1 livre de cream cheese (philadelphia ou autre, ca fait deux packs de 8 oz), chambré et donc ramolli
- 3 oeufs
- 1/2 cup de sucre
- 1 tbsp de jus de citron
- 1 tsp de zeste de citron (en gros tout ça fait un citron)
- 1 cup de crème fraîche (de la “sour cream”, ici)

Mélanger tout ça (mettre les oeufs un à un et bien vérifier que c’est bien homogène)
Verser sur la croûte, mettre au four préchauffé à 350°F, et faire cuire 50mn ou jusqu’à ce que le centre paraisse à peu près solidifié, moi c’était en 30mn.
Laisser refroidir

Le sirop
Un petit paquet de fraises congelées (c’est sûrement meilleur pas congelé, hein) – 10 oz
1 tbsp de maizena/corn starch

Laisser décongeler les fraises et récupérer le jus
Rallonger le jus jusqu’à avoir une demie cup
Ajouter une tbsp de maizena
Faire bouillir 1mn, puis ajouter les fraises
Verser sur le gateau

Mettre tout ça au réfrigérateur pendant au moins 4h
Démouler (c’est plus facile quand le tour du moule se détache bien sûr)

Cheesecake night :

 
 
 
 

by Manue at January 27, 2010 06:31 AM

January 19, 2010

West Coast News

NorCal ou le premier vrai road-trip de Chloé

C’était il y a quelque temps déjà, mais c’était un bon moment, une bonne coupure, alors, comme dit l’adage “vieux motard que j’aimais”. Voici un post sur le week end de Thanksgiving où nous improvisâmes une petite sortie en Californie du Nord. Thanksgiving tombe toujours un jeudi, le 4e de novembre (et non le dernier car il y a parfois 5 jeudi, et dans ce cas ca ne fait pas assez de semaines de shopping avant Noël pour les commerçants – le shopping de Noël étant lancé officiellement par le “Black Friday”, journée de soldes qui commence très tôt le matin du lendemain de Thanksgiving et où l’on peut faire de très bonnes affaires si on en a le courage…moi, non). Le but est de remercier qui on veut selon les croyances de chacun de tout ce qui s’est passé cette année-là, se mettre dans le mood de Christmas et des bonnes résolutions, en somme.
Alex a travaillé ce jour-là – qui est férié – histoire de se libérer pour les trois jours suivants. Le soir, pour quand même aller un peu “check-out” Thanksgiving entourés de “vrais” américains (notez que le vrai Thanksgiving il se fait à la maison) et sortir un peu on est allés sur le Fisherman’s wharf manger du crabe de la dinde, en s’habillant un peu (même Chloé) pour le plaisir (après tout, c’est aussi ça une fête).
C’est autour de notre dinde que nous avons statué sur notre destination, la Californie du Nord, histoire de voir un peu à quoi ça ressemble pour plus tard et plus long. Envie d’hiver, de froid et de montagnes, aussi (parce qu’en novembre c’est toujours l’été à SF).
Donc le lendemain matin, départ vers le Gold Country, direction Nord Est sur la 80. On n’a pas pris beaucoup d’affaires, mais le thème c’est : se tenir chaud si jamais on doit rester dans la voiture. On s’arrête dans une première petite ville (Auburn) pour un café après Sacramento, on en profite pour prendre aussi des oeufs au bacon et discuter avec le tenancier, venu d’Irak aux Etats-Unis et qui nous raconte son American Dream. Ca fait du bien de prendre le temps, et de parler de la vie avec les gens. Le temps est assez maussade, mais ca ne contamine pas notre humeur.
Direction Nevada City, petite ville Gold Rush turned bobo-galeriese d’art-machines à espresso-organic où nous visitons un petit marche de noel artisanal dans l’eglise methodiste, plein de mamies tricoteuses, c’est charmant.
Puis on attaque un peu plus la montagne, avec de la neige, tout ça. On chope au passage des sanwiches chauds et on s’aventure sur une ptite route. Soleil couchant sur sapins blancs, c’est enfin l’hiver…
Après une traversée au pays du père noël, il devient temps de se mettre en chasse d’un motel : nous tombons sur le très typique “Gold Pan Lodge” à Quincy. Vendredi soir de Thanksgiving, il n’y a guère qu’une pizza factory d’ouverte, mais nous ne crachons pas dessus…et la bière y est bonne :)
Samedi matin, nous filons vers lake Almanor, une sorte de petit Lake Tahoe, aux villages vacances abandonnés. Nous tombons quand même nez à nez avec un convoi de 4×4 sur une plage gelée au moment même où nous y arrivons…En tout cas on a une chouette vue sur le Lassen Peak (on peut y monter mais en hiver ca demande un peu de logistique…)
Dej dans un lodge horriblement surchauffé (Chloé en pleure, c’est dire) avec un bon hot cider, puis ballade dans le froid au dessus du lac (bon, ok, pas de vue, mais bon, ca fait du bien de sortir de la wouature et Chloé a l’air de s’en sortir, bien au chaud contre Maman, elle qui ne marche pas. Elle se réveille pour la tétée à point pour la fin de la ballade c’est parfait !
La nuit commence a tomber deja donc chasse au motel en direction de Shasta : c’est plutot marrant de deviner dans quelle ville-junction au milieu de nulle part on risque d’en trouver (en l’occurrence, Burney, et ses blueberry pies comme dans les films)
Notre motel n’est pas tres chauffé mais bon, à 3 on se tient chaud :)
Enfin le dimanche, dernière étape, la plus au Nord, Shasta, un volcan pyramidal comme on les aime, et couvert de neige. On en a d’abord une vue lointaine depuis une désert de lave, contraste magnifique entre un jaune-orange savane, le blanc de la neige et le bleu du ciel.
Nous chantons à gorge déployée des comptines et MSSR sur la route tandis que la pyramide grandit au bout de la route, aux côtés d’une Chloé impassible, qui dort (encore un peu jeune pour chanter en voiture, mais on ne perd rien pour attendre !)
Un coffee refill-burger plus loin, et on attaque la montagne pour arriver au bout de la route dans un amphithéatre enneigé, rendez vous dominical de ballade, batailles de boules de neige et luge. Il est malheureusement un peu tard pour voir aussi le reflet de la montagne dans les lacs en bas, le soleil se couche deja…et c’est le marathon sur la 5 qui file vers le sud, courageux Alex au volant dans la nuit brune…
NorCal, we’ll be back :)

Voir la carte

NorCal

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at January 19, 2010 06:12 PM

January 17, 2010

West Coast News

Charity, Chloe’s first nanny/la première nanny de Chloé

La semaine dernière, j’avais un papier à écrire (sur le rôle des révolutions dans la politisation – l’apprentissage politique – des Californiens pendant la période mexicaine, 1826-1846). Même si Chloé est la plus adorable des petites filles et fait de temps en temps la sieste, pour travailler intensivement, ce n’est pas toujours facile.
Heureusement, la semaine dernière, nous avions Charity à la maison, qui jouait avec Chloé, la consolait, l’endormait, et me l’apportait quand elle avait besoin de se nourrir de mon lait, de mes câlins ou des deux. Elle m’a aussi cuisiné de très bons petits plats, dont il restait souvent suffisamment pour nous faire a diner le soir : une double économie de temps pour la working mom :)
Tout ceci était royal et s’est très bien passé, et même si nous ne pouvons pas nous permettre de le faire tout le temps, ça donne envie de recommencer de temps en temps…
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by Manue at January 17, 2010 09:27 PM

January 14, 2010

West Coast News

AHA on the beach

Le week end dernier, c’était le grand raout annuel des historiens américains, l’annual meeting de l’American historical association (à ne pas confondre avec l’organization of american historians, qui ne rassemble que les américanistes), qui change tous les années de ville. Or cette année, je vous le donne en mille, il avait lieu en Californie, à San Diego tant qu’à faire, avec logiquement pour thème “Océans, Iles, Continents” ; enfin les continents, surtout leurs plages, en fait. Le logo de cette année, ce sont trois planches de surf alignées, alors on ne nous la fait pas, hein :)
Bref, donc, un AHA à quelques centaines de miles de chez soi et au soleil, ça ne se refuse pas, surtout lorsqu’on peut être hébergés par deux sympathiques dieguinos, qui bien évidemment, comme tout Dieguino qui se respecte ne sont pas vraiment de San Diego, mais l’une est Française de Casablanca – Aurélia et l’autre Américain de Colombie – Alejandro. Ca faisait un bail qu’on ne s’était pas vus, depuis L.A. en fait, il y a 5 ans, mais ce fut bon de se retrouver, ma foi.
Le Congrès commençait dans l’après-midi de jeudi, donc Chloé et moi embarquâmes dans un avion (un airbus ! d’ailleurs le commandant de bord nous a bien recommandé de lire la brochure de sécurité parce que ce n’était peut être pas un avion dont nous avions l’habitude…sic ; à côté de ça, les écrans devant nous faire la démo des masques à oxygène et autres gilets de sauvetage ne marchant pas, l’équipage a du s’y coller, et on voyait qu’ils étaient un peu rouillés ;) ) Chloé n’a pas payé de billet, et d’ailleurs n’a pas le droit à sa ceinture qui s’enclenche dans la mienne. Je la garde de toute facon dans le petit hamac ou sur mes genoux tout le voyage, et elle dort comme une bienheureuse.
Après une grosse heure de vol, nous voici à San Diego, il fait chaud, il fait beau, nous sommes accueillis par les palmiers à l’aéroport, je dois enlever mon pull : feels good ! J’embarque dans un bus, direction le centre-ville. De là, je marche le long de la baie, guettant une accorte terrasse au soleil mais à l’abri un peu pour Chloé, tombe nez à nez avec un porte avion (le USS Midway) puis tout de suite sur le Fish Market, avec vue sur le porte avion, où je consomme un très californien sandwich crabe-avocat…bacon ! et un espresso géant, dans une tasse géante.
Il est alors temps de se diriger vers le Manchester Grand Hyatt, à pieds, pour le début du Congrès. Je vais aux inscriptions récupérer mon badge (non sans m’être un peu perdue bien sûr, j’ai pas l’habitude des grands hotels, moi !) puis assiste à mon premier panel, avec Chloé dans l’écharpe, globalement sage, mais qui s’agite un peu au 3e papier, on ne peut pas lui en vouloir. C’est une table ronde d’environ 2h sur le thème de la frontière/borderlands (et comment ce concept est apposé par la recherche, l’industrie, le tourisme etc sur des régions ainsi extraites de leur contexte). Chloé a l’honneur d’être citée dans les commentaires que livre Stephen Aron sur les trois papiers. (au sujet de son avenir d’historienne au sein de l’université de Californie, pour peu que celle ci se (re)donne un avenir…).
Je suis surprise et émue tout au long du congrès par l’accueil très chaleureux et positif qui nous est fait à nous et Chloé, notamment pour me rassurer sur ma crainte de déranger. En fait, tout le monde trouve cela plutôt rafraîchissant, dans ce congrès de vieux croûtons sur des sujets vieux comme le monde :)
La dernière session de la journée, qui en fait ouvre le congrès, a lieu de 20 à 22h, et se doit donc d’être divertissante : elle porte sur les rencontres entre européens et les indigènes aux Amériques, par le biais de la musique, démonstrations à l’appui, sur guitare électrique, ou instruments d’époque, selon les interventions.
Il était temps après de rejoindre mes hôtes, et d’ailleurs très très gentiment ils vinrent me chercher pour gagner leur palace-club med sur les collines près de la mission San Diego de Alcala (comme chacun sait, 1ere de Alta California fondée en 1769). A la maison, Aurelia fait ample connaissance avec la grande Chloé et s’attendrit comme il se doit…
Le lendemain, rebelote sur les panels, de 9h30 à 17h (mais déjeuner au soleil), sur des sujets divers, depuis la vie quotidienne des femmes dans le Sud Ouest américain jusqu’à Obama dans la tradition démocrate/démocratique, suivis par une réception des graduate students où je retrouve des collègues de Berkeley qui me présentent à des amis harvardiens. Nous ne tardons pas à nous échapper pour aller nous encanailler dans le Gaslamp quarter à un petit mexicain-punk qui sert de très bon burritos de mahi-mahi. Je rentre cette fois en taxi, Aurélia et Alejandro fêtant un xième Noël en famille. Ils rentrent d’ailleurs peu après moi.
Alex nous rejoint vers minuit et demie, cherchant notre piste dans la résidence “La Mirage”.
Samedi matin, je vais à une session de 9h à 11h (sur les Indiens et la Guerre de Sécession, notamment un papier insistant sur le fait que la guerre avait lieu sur deux fronts, contre les Confédérés au Sud, et contre les Indiens à l’Ouest) puis me fait récupérer pour un brunch à la plage (au JRDN de Pacific Beach) par la compagnie. En fait ça devient un burger, mais finalement Alex et moi ne testons pas le mojito parait-il très bon. Petite ballade sur la plage où les vagues sont immenses et où quelques surfeurs s’ébattent. Puis nous décidons d’aller jeter un coup d’oeil au mythique hotel del Coronado. Vous l’avez sans doute déjà vu quelque part, cet hotel, ne serait ce que “Certains l’aiment chaud”. Assez sympa avec sa forme ronde et sa vue sur la plage.
Presque 17h, temps de repasser au Congrès pour la réception spéciale Berkeley, où j’entraîne Alexandre, et où nous retrouvons mes profs (David Hollinger, Brian Delay, Daniel Sargent) et des graduate students, et croisons quelques autres grad students (notamment qqs uns de Stanford qui m’encouragent à rendre visite à des profs de chez eux, je note !)
Le soir, petit diner a la maison précédé d’un jacuzzi, cela détend ! Je reste d’abord avec Chloé, les pieds tout de même dans l’eau, puis Alex prend la relève et je peux plonger complètement dans l’eau chaude. Très bon poisson en papillote, et en dessert la galette des rois, version pâte d’amandes, car nous n’avions pas trouvé de poudre d’amande au supermarché.
Le dimanche, au programme, ballade à Torrey Pines, avec magnifique vue sur l’océan, et ses dauphins, dont nous voyons les ailerons dans le creux des vagues, et Aurélia et Alex les ont même vus sauter majestueusement en arc de cercle au dessus de l’eau ! Chloé est bien protégée par son chapio et ses lunettes de soleil, et je la mets au sein régulièrement pour qu’elle ne se déshydrate pas. Nous descendons jusque sur la plage, et nous lui faisons découvrir le sable mouillé et l’eau de mer (dans la laissée des vagues). Cela a l’air de lui plaire, c’est chouette ! Après la ballade, nous allons déjeuner dans le Balboa Park, parc central de San Diego où se trouvent aussi de multiples musées, et le fameux zoo. Nous nous installons à la première terrasse venue, préférant un tien que deux tu l’auras, même s’il s’avère par la suite que c’était sans doute l’endroit le plus “junk food” du parc pour déjeuner…tant pis, on saura pour la prochaine fois ! Il y a une douce lumière orange sur le parc, c’est très joli, et nous faisons un tour même si la plupart des musées et autres jardins sont fermés. Nous finissons par rentrer, mais assez tôt pour faire un dernier jacuzzi avant de filer à l’aéroport, où nous ne devons être que 3/4 d’heure avant notre vol car nous avons imprimé nos cartes d’embarquement depuis la maison.
Le vol se passe sans encombre, nous récupérons Tornado au long term parking et rentrons à la maison ravis de notre week end, une bonne coupure au soleil, même pour Alex qui n’est venu que 2 jours.
Un grand merci à Auré et Alex de nous avoir accueillis !

San Diego

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at January 14, 2010 05:22 AM

January 11, 2010

West Coast News

J’aime la galette…

Galette des rois
C’est de saison, et pas très trouvable dans les “boulangeries” de San Francisco. Alors, autant la faire soi-même (et c’est très facile).
Si vous ne trouvez pas de poudre d’amande, la pate d’amande marche (mais alors, supprimez le sucre, ajouter un oeuf et eventuellement un peu de creme fraiche, car en proportion il y a plus de sucre dans la pate d’amandes que dans cette recette)
Vous pouvez aussi doubler (ou x1,5) la garniture si vous voulez qu’elle soit bien dodue-joufflue et si vous pensez que votre pate feuilletée est un peu sèche.
On a déjà essayé la recette deux fois, chez nous en famille, et à San Diego avec Aurélia et Alejandro, et elle fait l’unanimité. (c’est à chaque fois un Alex qui a eu la fève)

Préparation : 15 min
Cuisson : 40 min

Ingrédients (pour 4 à 6 personnes) :
- 2 pâtes feuilletées (attention, pas de la fillo dough !! mais de la puff pastry les Américains)
- 100 g de poudre d’amandes
- 75 g de sucre
- 1 oeuf
- 50 g de beurre mou
- quelques gouttes d’extrait d’amande amère
- 1 jaune d’oeuf pour dorer
- 1 fève ! (moi j’ai utilisé un quarter lavé…)

Préparation :

Disposer une pâte dans un moule à tarte, la piquer avec 1 fourchette. (bon, aux US, ils vendent la pate feuilletée découpée en carrés, donc il faut faire quelques collages, mais ca rattrappe le fait qu’on ne fasse pas la pate feuilletee soi-même)

Mélanger dans un saladier tous les ingrédients (poudre d’amande, sucre, oeuf, beurre mou, extrait d’amande amère).

Etaler le contenu du saladier sur la pâte, y mettre la fève (sur un bord, pour minimiser les chances de tomber dessus en coupant la galette!).

Refermer la galette avec la 2ème pâte, et bien coller les bords.

Dessiner au couteau dessus et dorer au jaune d’oeuf (dilué dans un peu d’eau). Percer le dessus de petits trous pour laisser l’air s’échapper, sinon elle risque de gonfler et de se dessécher.

Enfourner à 210°C (th 7) pendant 30 min environ (surveiller la cuison dès 25 min, mais ne pas hésiter à laisser jusqu’à 40 min si nécessaire).

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by Manue at January 11, 2010 06:01 PM

January 10, 2010

Gallery Bidulette

January 03, 2010

Corsac.net - Echoes

Lose.

Dans le genre, le DVD de Usual Suspects merde et s'arrête à cinq minutes de la fin. Fail.

by Corsac (corsac@corsac.net) at January 03, 2010 12:06 PM

January 02, 2010

Drôle de quartier

Gallery et planet

Juste une petite entrée rapide pour annoncer la naissance d'une nouvelle Gallery ainsi que d'une “planet” (un site qui agrège d'autres sites) : Planet DDQ.

by Corsac at January 02, 2010 03:18 PM

Gallery Bidulette

January 01, 2010

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Gallery Bidulette

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This is the main page of your Gallery

by Yves-Alexis at January 01, 2010 02:50 PM

December 31, 2009

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Corsac.net - Echoes

Le cru 2009

Et hop, comme on est jeudi, y'aura pas de petit dernier avant la fin de l'année. Cette année, on a donc eu droit à :

  • The Spirit : 2 janvier 2009, MK2 Quai de Loire
  • Frozen River : 9 janvier 2009, MK2 Quai de Seine 
  • Les trois singes : 16 janvier 2009, MK2 Quai de Seine
  • Et après : 23 janvier 2009, MK2 Quai de Loire
  • Espion(s) : 14 février 2009, MK2 Quai de Seine
  • Z32 : 20 février 2009, MK2 Quai de Seine
  • Boy A : 27 février 2009, MK2 Quai de Seine
  • Slumdog Millionnaire : 1 er mars 2009, MK2 Quai de Seine
  • Gran Torino : 06 mars 2009, MK2 Quai de Loire
  • La fille du RER : 3 avril 2009, MK2 Quai de Seine
  • Harvey Milk : 10 avril 2009, MK2 Quai de Seine
  • Adoration : 17 avril 2009, MK2 Quai de Seine
  • Rachel se marie : 19 avril 2009, MK2 Quai de Loire
  • Wendy & Lucy : 24 avril 2009, MK2 Quai de Loire
  • Un mariage de rêve (Easy virtue) : 15 mai 2009, MK2 Quai de Seine
  • Wolverine : 21 mai 2009, MK2 Bibliothèque
  • Star Trek : 22 mai 2009, MK2 Quai de Loire
  • Looking for Éric : 29 mai 2009, MK2 Quai de Loire
  • Sunshine cleaning : 12 juin 2009, MK2 Quai de Seine
  • Amreeka : 26 juin 2009, MK2 Quai de Loire
  • Very bad trip (The hangover) : 9 juillet 2009, UGC Ciné-Cité Les Halles
  • Public enemies : 10 juillet 2009, MK2 Quai de Seine
  • Whatever works : 17 juillet 2009, MK2 Quai de Loire
  • Marching bands : 7 août 2009, MK2 Quai de Seine
  • Le temps qu'il reste : 21 août 2009, MK2 Quai de Seine
  • Inglorious Basterds : 22 août 2009, MK2 Quai de Loire
  • Tu n'aimeras point : 4 septembre 2009, MK2 Quai de Seine
  • Non ma fille tu n'iras pas danser : 11 septembre 2009, MK2 Quai de Seine
  • District 9 : 18 septembre 2009, MK2 Quai de Loire
  • L'affaire Farewell : 25 septembre 2009, MK2 Quai de Seine
  • (500) jours ensemble : 2 octobre 2009, MK2 Quai de Seine
  • Le petit Nicolas : 9 octobre 2009, MK2 Quai de Loire
  • Le syndrome du Titanic : 16 octobre 2009, MK2 Quai de Loire
  • Sin nombre : 23 octobre 2009, MK2 Quai de Seine
  • Mic-macs à Tire Larigot : 30 octobre 2009, MK2 Quai de Seine
  • Away we go : 6 novembre 2009, MK2 Quai de Loire
  • Pippa Lee : 13 novembre 2009, MK2 Quai de Seine
  • In the loop : 20 novembre 2009, MK2 Quai de Seine
  • Samson & Delilah : 27 novembre 2009, MK2 Quai de Loire
  • Canine : 4 décembre 2009, MK2 Quai de Seine
  • Persécution : 11 décembre 2009, MK2 Quai de Loire

Soit 41 films, 9 de moins qu'en 2008. C'est marrant, j'aurais pas cru au premier abord, le début de l'année avait été bon, mais entre le Mexique, le mariage et les 20 ans de la FEE, y'a eu pas mal de vendredi qui ont sauté.

Dans le tas, on a 40 MK2 (l'intru étant l'UGC Ciné Cité des Halles, une fois où on passait par là), et parmis eux 16 Quai de Loire et 23 Quai de Seine (le petit dernier étant Bibliothèque). Routine-routine, donc, plus que l'année dernière.

Je suis un peu plus mitigé que l'année dernière sur la qualité moyenne des films. Disons que j'ai plus de souvenirs d'avoir été un peu déçu, et moins l'impression d'avoir eu des pépites. Cela dit, en vrac et dans l'ordre chronologique, j'ai de très bons souvenirs de The Spirit, Frozen river, Et après, Boy A, Slumdog millionnaire, Easy Virtue, Star Trek, Sunshine Cleaning, Whatever works, Le temps qu'il reste (vraiment), District 9 (une très bonne surprise), 500 days of Summer (raffraîchissant), Sin nombre, Mic-macs à tire larigot, Away we go, In the loop et Samson & Delilah. Comme quoi, finalement, c'était pas une si mauvaise année que ça.

Niveau concerts on a juste eu droit à Archive (achtement bien) et Massive Attack (achtement fort).

by Corsac (corsac@corsac.net) at December 31, 2009 03:25 PM

December 27, 2009

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December 21, 2009

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Corsac.net - Echoes

Useless rant

D'habitude, je suis pas vraiment du genre râleur quand il s'agit du service public. Je râle pas contre la RATP, je râle pas contre la SNCF, je râle pas contre la Poste. Bien sur, j'ai eu mon lot de retards de trains, de métros, de grèves etc. Bien sur j'ai eu droit aux facteurs qui se donnent pas la peine de monter pour donner les colis et qui se contentent de déposer l'avis de passage. Mais je râle pas vraiment, parce que d'abord c'est pas si grave, et que de toute façon ça sert pas à grand chose (si, ok, ça peut permettre de se défouler un peu, ok) et ça fait pas avancer le schmilblick.

Surtout, je fais pas de généralités sur « les fonctionnaires », ou même « les cheminots » ou whatever. J'en entends, beaucoup, mais c'est pas mon truc. À la limite je serais même plutôt « de leur côté » (s'il fallait choisir un camp) rien que parce que ça me gave les gens qui passent leur temps à cracher sur le service public (ou pas). Parce que, mine de rien, bah la majeure partie du temps, ça marche. Et mine de rien, j'ai aussi eu des très bonnes surprises à des guichets SNCF, avec des gens qui essayent _vraiment_ de vous aider, qui connaissent leur système, et qui savent comment faire pour vous donner un truc auquel on aurait jamais songé. Ou hier soir, encore. On revenait de Rennes (parallisée sous la neige pendant le weekend, au passage), il y a eu un « accident de personne » à un passage à niveau, ce qui fait que le train venant de Brest qu'on devait récupérer, était attendu avec genre 1h15 de retard (ce qui est pas très agréable comme nouvelle). On va se renseigner histoire de savoir un peu à quoi s'attendre (genre, est-ce qu'on se pose dans un troquet pour grignoter un trouc), et là un agent de la SNCF nous dit que la rame qui vient de Quimper (et qui se raccroche au train de Brest pour la partie Rennes → Paris) aura elle juste une demie-heure de retard, et il nous file des réservations dans ce train là. On se pose pas vraiment de question, une demie-heure au lieu d'une heure quinze, ça se refuse pas. On comprend pas très bien ce qu'il se passe et quel train il vont mettre au bout de celui de Quimper, mais tant pis, on se prend des sandwichtes et on grimpe dans le train. Et au passage on se rend compte que les réservations en question sont des 1 ères (il devait plus rester que ça). Donc hop, une demie-heure de retard à l'arrivée, soit, mais un voyage en première, des gens utiles et serviables, bref le bonheur. Ça vous rend foi en l'espèce humaine, moi je vous le dit.

Et hors, donc, en arrivant on récupère un avis de passage du facteur (là pour le coup on était pas là donc même s'il est monté il a effectivement trouvé personne), paquet à récupérer au bureau des Orgues de Flandres etc. etc. J'y vais ce matin, et là, le drame, impossible de trouver le paquet. Genre, je poireaute une heure (j'ai vraiment que ça à faire hein), impossible de mettre la main dessus. Il est bien arrivé, ils sont bien sûrs qu'il est chez eux, mais ils le trouvent pas. Genre, c'est trop mal rangé dans les entrepots en fait. Ou alors il est parti chez quelqu'un d'autres et ils l'ont pas taggé lors de la sortie. Bref, des buses, des bonnes grosses buses. Sauf qu'évidemment c'est pas de leur faute, c'est pas eux qui étaient là quand il est arrivé, donc ils savent pas, etc. Y'a quand même _clairement_ un problème. Pour le coup un problème complètement local (y'a rien à généraliser), juste, ils savent pas s'organiser, et ils savent pas ranger. Et les gens attendent. Et râlent, forcément. Ça râle au passage sur les facteurs qui sonnent pas et laissent juste l'avis de passage, mais la seule réponse c'est « nous on les voit pas, alors il faut appeler le 3631 (et c'est gratuit !) et vous plaindre ». Effectivement la technique de la compartimentation (sic) ça marche bien, plus personne n'est responsable de rien.

Moi je serais les agents dans le bureau de poste, j'appellerais moi même le 3631 pour râler parce que j'en aurais marre que tout le monde me gueule dessus pour un truc que je maîtrise pas.

Bref, voilà, une heure après, toujours pas de colis et une vague promesse qu'ils vont chercher et me rappeler. J'ai vraiment hésité à lacher le morceau (maintenant je ne suis plus qu'un numéro de téléphone perdu sur une feuille, alors qu'avant j'étais un être de chair qui squattait en tête de la file d'attente) mais j'ai pas vraiment que ça à faire non plus.

Donc voilà, ça ne sert à rien, c'est pas un râlage généralisé, mais ça saoûle quand même sérieusement.

by Corsac (corsac@corsac.net) at December 21, 2009 10:49 AM

December 14, 2009

West Coast News

Made in China – Part II

Factory

Lundi. Encore une journée passée à Shenzhen – pour beaucoup devant mon ordinateur. J’attends désespérément pouvoir décoller d’ici et faire un peu plus que profiter de l’imprenable vue de ma chambre d’hôtel sur le smog chinois. Quelqu’un “should” me récupérer aujourd’hui. D’accord, j’attends. Toujours rien, j’attends toujours. Et en pleine lecture d’emails, sonnerie de téléphone: “- Someone’s here to pick you up. – Now? – Yes.” Ah ah, ça y est c’est reparti; 1h de route vers le nord (c’est à peu près la seule info que j’ai à ce moment là) et je retrouve un boss un peu dépité: on sent que tout ne tourne pas complètement comme prévu. Et pour cause: 10 jours qu’il est là, et on n’a pas pu commencer vraiment ce qu’il y avait à faire. “Quelques soucis de logistique”, comprends-je: c’est que la Chine fabrique à peu près tout, et l’exporte instantanément à peu près n’importe où. Par contre, importer de la marchandise, c’est une autre affaire, et mieux vaut être en bons termes avec les services douaniers: chargement pas prévu ou en retard? Passez votre tour, et revenez dans 3 jours. On nous fait mariner l’après midi en nous baladant d’usine qui ne correspond pas à ce qu’on avait demandé en usine qui irait bien mais qui n’a finalement plus le temps, puis on finit à la nuit largement tombée dans une dernière avec quelques très bons anglophones et des lignes de production flambant neuves. Discussions techniques, inspection du matériel, négociation de planning: le poisson mord, et le pêcheur retrouve l’appétit.

Mardi: changement – partiel –  de programme. L’usine d’hier va bien, mais on fera finalement l’assemblage mécanique ailleurs, donc il faudra se séparer. Journée de toute façon morte, puisque les techniciens doivent programmer les machines de production. Pas d’angoisse: Internet sort du mur, j’ai largement de quoi ne pas m’ennuyer. Il fait un gris uniforme dehors et la clim très bien réglée de la chambre d’hotel m’ôte toute notion de temps.

SDC12430-small

Heureusement, la perception d’une divergence ophtalmique croissante, doublée d’un embourbement cognitif certain, rappellent mes besoins primaires à l’ordre: il est temps d’aller se remplir la panse. D’ailleurs oui tiens il fait nuit. La salle du buffet n’amasse pas foule, et les serveurs sont presque surpris de voir quelqu’un perturber cet univers de cire. Les plats sont pourtant prêts et maintenus chauds, et les épices se mélangent aux fritures et saveurs sucrées, tentant ça et là de satisfaire davantage un palais occidental que local; le résultat n’est du coup pas toujours probant (vous avez déjà essayé du lait concentré avec du pain et du bacon grillé?). Et qu’est-ce qu’on boit avec ça: oh une théière, chouette idée, un bon thé au jasmin… Je remplis le verre, la vapeur d’eau se dégage mais pas le fumet végétal attendu: fichtre, ils ont oublié le thé! A moins que… mais non, ce n’est pas une erreur: ici on boit de l’eau chaude par litres, chauffée et bouillie dans des cafetières à l’américaine, mais surtout pas d’eau fraîche (sauf en bouteille): question de santé publique. L’histoire ne dit en revanche pas comment sont fabriqués les glaçons plongés sur demande dans ce breuvage canonique pour le rafraîchir…

Vacuum maker

Mercredi passe, le maussade envahit l’espace: c’est à peine si je pense à ouvrir mes rideaux. Enfermé dans mon univers électronique, j’enchaîne les heures, et personne pour me ramener à la réalité du monde ambiant. La vue du 20è étage sur ce carrefour géant quasi-désert me remplit de rien, et je prends soudainement conscience du vide engendré par une vie solitaire totalement dédiée au travail et sans contacts extérieurs. L’avantage, c’est que ça permet d’avancer vite; l’inconvénient c’est qu’on oublie rapidement vers où. Heureusement, l’établissement d’un inattendu vidéo-chat avec mes grand-parents rochois me rappelle un peu qui je suis: je ne suis finalement peut-être pas là totalement par hasard.

SDC12431-small

“Tomorrow I let you know in the morning when we can go to the factory”, m’informe mon contact. Il était temps; c’est pas comme si jusqu’ici j’aurais à peu près pu faire tout ce que j’ai fait depuis la maison. Le matériel ne sera tout de même délivré qu’en fin de journée, et je passe ma soirée – non sans une certain excitation – à expliquer par interprète interposé tout ce qu’il y a à faire, ou mettre les petites petites parties en métal, les grosses vis, attention là c’est fragile, ne mettez pas de la colle partout et hop voilà un petit ordinateur tout neuf. Bien sûr, il manquera un ou deux cartons de pièces détachées ci et là, mais avec un peu de persuasion, d’organisation et un bon téléphone, on finit toujours par s’en sortir.

Let’s do it now!

Du coup, vendredi, c’est (enfin) parti: j’arrive à 9h30, 1h après le début de la séance. A peu près comme je l’imaginais: pas plus grand qu’une grange de la Chacunière, des murs décrépis et deux fois deux très longues tables séparées par un tapis roulant. Je fixe la batterie dans la partie plastique, je pose le tout sur le tapis roulant, je le prends et j’y rajoute des cables et y visse deux charnières, je pose le tout sur le tapis roulant, je le prends et j’y insère un clavier, je pose le tout sur le tapis roulant, je le prends et…. Du travail à la chaîne, comme je n’en ai finalement vraiment vu qu’à travers le petit écran (mais qu’ai-je donc fait pendant mon stage ouvrier de l’X!). Profil de l’emploi: très jeune (non, je ne fais pas travailler des enfants) – en gros 20-25 ans, a priori sans qualification. L’ouvrier en chef a 25 ans, et le manager local un peu plus âgé que moi. Et ça paye bien? Comme on s’y attend, pas vraiment: on vient ici parce qu’on nous facture l’heure de main d’oeuvre à 2 dollars, mais leur salaire de base n’en dépasse en fait pas 50 par mois. La différence avec mon salaire est donc à peu de choses près égale lui-même: faites le calcul, c’est du coup largement rentable – aussi – pour l’entreprise sous-traitante, au détriment du bout de la chaîne (si je puis dire). Il semblerait néanmoins qu’il y ait une certaine régulation du travail (je ne me suis pas vraiment renseigné avant pour être honnête), qui interdise par défaut le travail le dimanche ET le samedi. L’expérience prouve cependant que la contrainte s’ssouplit assez facilement, sous simple pression de planning et modulo un léger surcoût (qui peut quand même aller jusqu’au double). Je joue donc l’inspecteur des travaux finis (et en cours), en même temps que le réparateur d’unités mal en point et le co-inventeur (avec le jeune “chef”) des astuces de montage – ce dernier point a l’air d’augmenter ma crédibilité.

IMG_0144-small

Après avoir trimé jusqu’à 22h la veille, ils remettent ça le samedi, donc. Carte en papier nominative, horloge-pointeuse, et hop. Pause de 10min à peu près toutes les 2 heures, sur un air de “chouette c’est la récré”, et on enchaîne: la batterie, les connecteurs, les vis, le clavier, clips la charnière, test ok, on visse le tout, on colle les pads en plastique, on emballe on range dans la grosse boîte, et on recommence. Le midi, c’est “fête”, on m’emmène dans un resto (vraiment) chinois, où sont joyeusement accrochées des guirlandes et autres “merry christmas” en carton, sur fond de serveurs avec bonnet de père noël et un sino – jingle bells (ou ave maria, c’est selon) d’un kitsch tout à fait de saison. Noël ici, c’est un peu comme Halloween en France: 100% import, et commercial avant tout. En guise de bienvenue, on nous sert non pas de l’eau tiède (mauvaises langues), mais une sorte de jus épais jaune-soleil-de-fin-de-journée, type lhassi mangue. Sounds cool. “- Fruit mix? – Corn juice.” Erk; je n’avais jamais imaginé presser un maïs comme un citron pour en extraire la moindre substance agréable. Pour faire passer le mélange, c’est sucré et chauffé comme du thé. Mes hôtes se réjouissent et se délectent, je me cultive. Pour le reste, huîtres à la façon escargots de bourgogne (beurre/persil/ail) et légumes bouillis, sur base de riz cantonnais (eh oui, on est juste à côté), agrémentent les plus connus poulets au curry et canard à l’orange (et non, je n’ai pas mangé de chien).

Fin de la semaine, à l’hôtel, pour changer. Pas de maillot de bain, pas de piscine (ok c’est une mauvaise excuse), je privilégie la randonnée quasi-urbaine et l’exploration des périphéries de mon carrefour central. J’ai même un but: trouver un produit pour dissoudre les taches de glue et reluire nos gadgets en cours de fabrication. Facile. Google Maps est très fort et m’indique deux “department store” à 1/2h de marche de là. Ma quête m’aura davantage permis de me dégourdir sous le regard curieux et amusé des autres piétons, et d’apprivoiser ces grandes avenues autrement que sur un siège sans amortisseurs. Je ramène quand même un échantillon de super-glue et du dissolvant de vernis à ongles pour faire quelques tests – absolument non concluants. Pendant ce temps là, l’autre moitié de la compagnie s’acharne sur l’assemblage électronique, avec un succès mesuré, mais réel. Vol de retour initial prévu demain – stop – demande instructions – stop – de mon côté ca roule – stop – mais on aura pas fini avant mardi – stop. Pas si simple; mais ce qui est sûr, c’est que l’un de nous deux est de trop sur ce territoire, et il va falloir tirer ça au clair demain matin. Soit. J’accepte le duel, mais en général je décide de ce que je fais de la journée *avant* mon petit déjeuner. Deal.

Back home

Lundi matin, l’empereur, sa femme et sa petite princesse se vidéordonnent pour le soir-même (enfin, le mien): l’aurore a décidé, c’est moi qui pars, tonight. Douches, bagages, ptit dej, check-out, et good morning Dongguan avant même 8h du mat’. Et aujourd’hui, pas d’interprète disponible. Armé de mon meilleur chinois, je me lance à expliquer que “là bon en fait l’écran tactile est pas tout à fait bien mis, il faut vraiment le caler pile-poil avec l’écran LCD pour que ca rentre ensuite dans la partie plastique, sinon on risque de casser un des morceaux; bon et aussi il faudrait mettre deux ouvriers sur les boîtes en carton et un sur l’emballage final, parce que là l’heure tourne et ca serait pas mal de prendre un peu d’avance pour pas se retrouver coincé”; je retrouve alors avec joie mes fidèles alliées de ce genre de situation: mes mains. Puis tout s’enchaîne, comme prévu (pour une fois): je remballe mes machines, je me fait trimballer dans la petite voiture tape-cul pendant 1h30, et direction le ferry pour traverser la baie jusqu’à l’aéroport. Dans l’intervalle, j’aurai perdu mon supposé bagage de soute pour cause de “vous aurez pas le temps de l’enregistrer à l’arrivée”. Démenti aussi sec une fois débarqué par l’enregistreuse du moment, mais pas grave, je retrouverai tout ça demain avec le retour du boss qui me la garde au chaud en attendant.

Taipei International Airport, 22h50, décollage pour SF dans 25 min. Ici je “capte” le blog, donc hop juste le temps de poster grâce au wifi pervasif, et de clore ces premières aventures chinoises.

Un deuxième et dernier post avant de rentrer :-) Pas eu le temps de bcp relire, j’espère que y a pas trop de fautes.
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Title: Made in China – part II
Un deuxième et dernier post avant de rentrer :-)
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Title: Made in China – part II
Lundi. Encore une journée passée à Shenzhen – pour beaucoup devant mon ordinateur. J’attends désespérément pouvoir décoller d’ici et faire un peu plus que profiter de l’imprenable vue de ma chambre d’hôtel sur le smog chinois. Quelqu’un “should” me récupérer aujourd’hui. D’accord, j’attends. Toujours rien, j’attends toujours. Et en pleine lecture d’emails, sonnerie de téléphone: “- Someone’s here to pick you up. – Now? – Yes.” Ah ah, ça y est c’est reparti; 1h de route vers le nord (c’est à peu près la seule info que j’ai à ce moment là) et je retrouve un boss un peu dépité: on sent que tout ne tourne pas complètement comme prévu. Et pour cause: 10 jours qu’il est là, et on n’a pas pu commencer vraiment ce qu’il y avait à faire. “Quelques soucis de logistique”, comprends-je: c’est que la Chine fabrique à peu près tout, et l’exporte instantanément à peu près n’importe où. Par contre, importer de la marchandise, c’est une autre affaire, et mieux vaut être en bons termes avec les services douaniers: chargement pas prévu ou en retard? Passez votre tour, et revenez dans 3 jours. On nous fait mariner l’après midi en nous baladant d’usine qui ne correspond pas à ce qu’on avait demandé en usine qui irait bien mais qui n’a finalement plus le temps, puis on finit à la nuit largement tombée dans une dernière avec quelques très bons anglophones et des lignes de production flambant neuves. Discussions techniques, inspection du matériel, négociation de planning: le poisson mord, et le pêcheur retrouve l’appétit.
Mardi: changement – partiel –  de programme. L’usine d’hier va bien, mais on fera finalement l’assemblage mécanique ailleurs, donc il faudra se séparer. Journée de toute façon morte, puisque les techniciens doivent programmer les machines de production. Pas d’angoisse: Internet sort du mur, j’ai largement de quoi ne pas m’ennuyer. Il fait un gris uniforme dehors et la clim très bien réglée de la chambre d’hotel m’ôte toute notion de temps. Heureusement, la perception d’une divergence ophtalmique croissante, doublée d’un embourbement cognitif certain, rappellent mes besoins primaires à l’ordre: il est temps d’aller se remplir la panse. D’ailleurs oui tiens il fait nuit. La salle du buffet n’amasse pas foule, et les serveurs sont presque surpris de voir quelqu’un perturber cet univers de cire. Les plats sont pourtant prêts et maintenus chauds, et les épices se mélangent aux fritures et saveurs sucrées, tentant ça et là de satisfaire davantage un palais occidental que local; le résultat n’est du coup pas toujours probant (vous avez déjà essayé du lait concentré avec du pain et du bacon grillé?). Et qu’est-ce qu’on boit avec ça: oh une teillère, chouette idée, un bon thé au jasmin… Je remplis le verre, la vapeur d’eau se dégage mais pas le fumet végétal attendu: fichtre, ils ont oublié le thé! A moins que… mais non, ce n’est pas une erreur: ici on boit de l’eau chaude par litres, chauffée et bouillie dans des cafetières à l’américaine, mais surtout pas d’eau fraîche (sauf en bouteille): question de santé publique. L’histoire ne dit en revanche pas comment sont fabriqués les glaçons plongés sur demande dans ce breuvage canonique pour le rafraîchir…
Mercredi passe, le maussade envahit l’espace: c’est à peine si je pense à ouvrir mes rideaux. Enfermé dans mon univers électronique, j’enchaîne les heures, et personne pour me ramener à la réalité du monde ambiant. La vue du 20è étage sur ce carrefour géant quasi-désert me remplit de rien, et je prends soudainement conscience du vide engendré par une vie solitaire totalement dédiée au travail et sans contacts extérieurs. L’avantage, c’est que ça permet d’avancer vite; l’inconvénient c’est qu’on oublie rapidement vers où. Heureusement, l’établissement d’un inattendu vidéo-chat avec mes grand-parents rochois me rappelle un peu qui je suis: je ne suis finalement peut-être pas là totalement par hasard.
“Tomorrow I let you know in the morning when we can go to the factory”, m’informe mon contact. Il était temps; c’est pas comme si jusqu’ici j’aurais à peu près pu faire tout ce que j’ai fait jusqu’ici depuis la maison. Le matériel ne sera tout de même délivré qu’en fin de journée, et je passe ma soirée – non sans une certain excitation – à expliquer par interprète interposé tout ce qu’il y a à faire, ou mettre les petites petites parties en métal, les grosses vis, attention là c’est fragile, ne mettez pas de la colle partout et hop voilà un TouchBook tout neuf. Bien sûr, il manquera un ou deux cartons de pièces détachées ci et là, mais avec un peu de persuasion, d’organisation et un bon téléphone, on finit toujours par s’en sortir.
Du coup, vendredi, c’est (enfin) parti: j’arrive à 9h30, 1h après le début de la séance. A peu près comme je l’imaginais: pas plus grand qu’une grange de la Chacunière, des murs décrépis et deux fois deux très longues tables séparées par un tapis roulant. Je fixe la batterie dans la partie plastique, je pose le tout sur le tapis roulant, je le prends et j’y rajoute des cables et y visse deux charnières, je pose le tout sur le tapis roulant, je le prends et j’y insère un clavier, je pose le tout sur le tapis roulant, je le prends et…. Du travail à la chaîne, comme je n’en ai finalement vraiment vu qu’à travers le petit écran (mais qu’ai-je donc fait pendant mon stage ouvrier de l’X!). Profil de l’emploi: très jeune (non, je ne fais pas travailler des enfants) – en gros 20-25 ans, a priori sans qualification. L’ouvrier en chef a 25 ans, et le manager local un peu plus âgé que moi. Et ça paye bien? Comme on s’y attend, pas vraiment: on vient ici parce qu’on nous facture l’heure de main d’oeuvre à 2 dollars, mais leur salaire de base n’en dépasse en fait pas 50 par mois. La différence avec mon salaire est donc à peu de choses près égale lui-même: faites le calcul, c’est du coup largement rentable – aussi – pour l’entreprise sous-traitante, au détriment du bout de la chaîne (si je puis dire). Il semblerait néanmoins qu’il y ait une certaine régulation du travail (je ne me suis pas vraiment renseigné avant pour être honnête), qui interdise par défaut le travail le dimanche ET le samedi. L’expérience prouve cependant que la contrainte s’ssouplit assez facilement, sous simple pression de planning et modulo un léger surcoût (qui peut quand même aller jusqu’au double). Je joue donc l’inspecteur des travaux finis (et en cours), en même temps que le réparateur d’unités mal en point et le co-inventeur (avec le jeune “chef”) des astuces de montage – ce dernier point a l’air d’augmenter ma crédibilité.
Après avoir trimé jusqu’à 22h la veille, ils remettent ça le samedi, donc. Carte en papier nominative, horloge-pointeuse, et hop. Pause de 10min à peu près toutes les 2 heures, sur un air de “chouette c’est la récré”, et on enchaîne: la batterie, les connecteurs, les vis, le clavier, clips la charnière, test ok, on visse le tout, on colle les pads en plastique, on emballe on range dans la grosse boîte, et on recommence. Le midi, c’est “fête”, on m’emmène dans un resto (vraiment) chinois, où sont joyeusement accrochées des guirlandes et autres “merry christmas” en carton, sur fond de serveurs avec bonnet de père noël et un sino – jingle bells (ou ave maria, c’est selon) d’un kitsch tout à fait de saison. Noël ici, c’est un peu comme Halloween en France: 100% import, et commercial avant tout. En guise de bienvenue, on nous sert non pas de l’eau tiède (mauvaises langues), mais une sorte de jus épais jaune-soleil-de-fin-de-journée, type lhassi mangue. Sounds cool. “- Fruit mix? – Corn juice.” Erk; je n’avais jamais imaginé presser un maïs comme un citron pour en extraire la moindre substance agréable. Pour faire passer le mélange, c’est sucré et chauffé comme du thé. Mes hôtes se réjouissent et se délectent, je me cultive. Pour le reste, huîtres à la façon escargots de bourgogne (beurre/persil/ail) et légumes bouillis, sur base de riz cantonnais (eh oui, on est juste à côté), agrémentent les plus connus poulets au curry et canard à l’orange (et non, je n’ai pas mangé de chien).
Fin de la semaine, à l’hôtel, pour changer. Pas de maillot de bain, pas de piscine (ok c’est une mauvaise excuse), je privilégie la randonnée quasi-urbaine et l’exploration des périphéries de mon carrefour central. J’ai même un but: trouver un produit pour dissoudre les taches de glue et reluire nos gadgets en cours de fabrication. Facile. Google Maps est très fort et m’indique deux “department store” à 1/2h de marche de là. Ma quête m’aura davantage permis de me dégourdir sous le regard curieux et amusé des autres piétons, et d’apprivoiser ces grandes avenues autrement que sur un siège sans amortisseurs. Je ramène quand même un échantillon de super-glue et du dissolvant de vernis à ongles pour faire quelques tests – absolument non concluants. Pendant ce temps là, l’autre moitié de la compagnie s’acharne sur l’assemblage électronique, avec un succès mesuré, mais réel. Vol de retour initial prévu demain – stop – demande instructions – stop – de mon côté ca roule – stop – mais on aura pas fini avant mardi – stop. Pas si simple; mais ce qui est sûr, c’est que l’un de nous deux est de trop sur ce territoire, et il va falloir tirer ça au clair demain matin. Soit. J’accepte le duel, mais en général je décide de ce que je fais de la journée *avant* mon petit déjeuner. Deal.
Lundi matin, l’empereur, sa femme et sa petite princesse se vidéordonnent pour le soir-même (enfin, le mien): l’aurore a décidé, c’est moi qui pars, tonight. Douches, bagages, ptit dej, check-out, et good morning Dongguan avant même 8h du mat’. Et aujourd’hui, pas d’interprète disponible. Armé de mon meilleur chinois, je me lance à expliquer que “là bon en fait l’écran tactile est pas tout à fait bien mis, il faut vraiment le caler pile-poil avec l’écran LCD pour que ca rentre ensuite dans la partie plastique, sinon on risque de casser un des morceaux; bon et aussi il faudrait mettre deux ouvriers sur les boîtes en carton et un sur l’emballage final, parce que là l’heure tourne et ca serait pas mal de prendre un peu d’avance pour pas se retrouver coincé”; je retrouve alors avec joie mes fidèles alliées de ce genre de situation: mes mains. Puis tout s’enchaîne, comme prévu (pour une fois): je remballe mes machines, je me fait trimballer dans la petite voiture tape-cul pendant 1h30, et direction le ferry pour traverser la baie jusqu’à l’aéroport. Dans l’intervalle, j’aurai perdu mon supposé bagage de soute pour cause de “vous aurez pas le temps de l’enregistrer à l’arrivée”. Démenti aussi sec une fois débarqué par l’enregistreuse du moment, mais pas grave, je retrouverai tout ça demain avec le retour du boss qui me la garde au chaud en attendant.
Hong Kong airport, 19h10, décollage dans 10 min. Juste le temps de finir et d’envoyer ça grâce au wifi pervasif, et de clore cette première aventure chinoise.

by Alex at December 14, 2009 02:55 PM

December 11, 2009

Corsac.net - Echoes

PDF Presenter Console

For some reasons, I had to create some slides, and it's been some time I wanted to do some latex/beamer, so I jumped in and created them using vim (hating latex/beamer a few times in the process, but that's expected. At least, I didn't have to hate OpenOffice this time).

Now, when presentation time comes, I started missing the nice “Presenter Console” extension for OpenOffice. It's a nice extension which (a bit like Keynote) (and maybe other) enables you to seperate the beamer and laptop screens. So you put on the beamer the presentation itself, and on the laptop one you can put you notes, the next slide preview, a nice countdown etc. Really useful, but it's only for OpenOffice (or PowerPoint) slides, not for pdf ones.

So I started looking at PDF readers which could do that, and found multiple solutions:

  • Cyril (Brulebois) proposed to start two pdf readers (one for each screen), to have them shifted by one slide, and to advance both of them at the same time (using xdotool for example). Not really convenient but, indeed, it /could/ work;
  • in the same vein, some people proposed to use Impress!ve, which has the ability to run a script when changing slide. So again, one starts two pdf readers (Impress!ve and another one) and make Impress!ve change the “preview” reader each time it changes slide. Again, it should work, but it's not really convenient.

So in the end, I was almost ready to submit a bug report to epdfview (which I already maintain in Debian) asking for that new feature, when I found PDF Presenter Console which does exactly what I want.

I'm not sure the project is really active at the moment, and I had some problems with the tool not detecting one of the screen (so it only appears on the beamer, or only on the laptop). It might be related to xfwm4 or something, I already contacted the developer about that.

In the end, it's not 100% reliable (so I'm not yet packaging it for Debian) (especially since it uses CMAKE) but once it started, it does the job pretty fine.

That's just something I wanted to share in case people would be interested.

by Yves-Alexis (corsac@debian.org) at December 11, 2009 10:49 AM

December 08, 2009

West Coast News

Farm Fresh To You, ou “Comment on a été amenés à cuisiner du fenouil (et du chou chinois) aux Etats-Unis”

Qui aurait cru que nous nous mettrions à cuisiner comme des fous au pays du fast food ? Ok, certains vont objecter :
“oui, mais c’est la Californie, c’est pas pareil…” ou encore : “forcément, la vie de famille, ça vous pose” ou “vous avez toujours aimé faire les “mimis-cracras” avec les ingrédients, vous n’aviez juste pas la bonne cuisine”. Ils n’auront pas tort. Mais ce qui nous a vraiment lancés, c’est le phénomène “exercice de style” : la livraison hebdomadaire de légumes et fruits de saison ET locaux. C’est ainsi que nous nous retrouvons tous les mardi matins avec un joli carton sous notre porche.
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Autant vous dire que de se retrouver avec des Napa cabbages, du fenouil, des kakis, des patates douces et des tonnes de pommes et de poires chaque semaine, ça vous force à les débiter (oui, d’où la tarte tatin). Et à les cuisiner (merci Marmiton.org !), parfois à les combiner…
Bon, heureusement, il y a quand même moyen d’exclure certains produits en ligne (vous devinez sans peine quelle a été la première exclusion ; la 2e, les blettes), mais la liste est tellement longue et détaillée qu’on culpabilise de trop en exclure : ils sont très malins !
Mais, voilà, c’est comme ça que nous avons fait des soupes de butternut squash (avec de la pomme, recette british, très sympa), de potiron, de chou chinois ; des courges farcies (hein mom) ; du gratin de fenouil et de poireau, de butternut squash ; des crevettes au curry coco et patates douces ; du pesto de roquette-pécan ; du stir fry de chou-carottes-oignons et du coleslaw (un repas à thème oignons-carottes-chou)
Heureusement, il y a aussi pas mal de fruits. D’ailleurs, je suis un peu surprise, aujourd’hui on m’a quand même livré des bananes et une mangue ?
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Bon mais à force de cette vie saine, je n’ai pas encore appris à faire le cheesecake, moi !

by Manue at December 08, 2009 09:42 PM

December 06, 2009

West Coast News

Made in China – Part I

24 heures
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Mercredi soir, 21h, Santa Clara, Califonie. 1ère mission: récupérer du matériel chez un sous-traitant. J’ai l’impression de faire de la contrebande: je déballe les deux gros cartons sur le parking, extrais les pièces fragiles des polystyrènes protecteurs, et cale tout ça dans ma grosse valise. Hop, direction l’aéroport, je me gare au long-term parking (ca me rappelle quelque chose), et m’enregistre. Comment ça, 30kg c’est au-dessus de la limite autorisée? Bon, la dame est très gentille: un vol pour Taiwan en milieu de semaine, c’est jamais très plein, et puis je n’ai qu’un bagage – et quelques ordinateurs en cabine. Décollage minuit, arrivée 6h du matin à Taipei (escale) puis à 9h à Hong Kong – vendredi. 14h d’une traite, 8h de décalage horaire et un jeudi qui n’a jamais existé, on a beau le savoir avant, ça vous retourne quand même pas mal le cerveau. Je passe donc d’une ville en retard sur presque le monde entier à une en avance sur presque le même monde entier (enfin presque); et me rends compte à l’occasion que San Francisco – Londres – Hong Kong font les “trois huit”: chacun est distant du prochain d’un tiers de journée; amusant.

2ème mission: en suivant les instructions à la lettre, aller déposer le matériel récupéré dans un entrepôt perdu aux coordonnées GPS pour le moins obscures. Je profite néanmoins du wifi pervasif de l’aéroport pour vérifier tout ça avec l’ordonnateur; je commence à avoir l’habitude des changements de programme – voire tout simplement des établissements de programme – de dernière minute. “Ah et euh donc finalement il n y aura personne pour te récupérer à la frontière chinoise, donc trouve un taxi et débrouille toi pour aller à ton hôtel – n’oublie pas que le chauffeur ne parlera certainement pas anglais et ne lira d’ailleurs probablement pas notre alphabet”. Hmmm. J’aurais mieux fait d’en rester à mon café. Allez, on retire des dollars, et on prend le métro (à peu près la seule chose que j’aurai vu de Hong-Kong même, avec l’aéroport). Trois changements plus tard, me voici à la bonne station, plus qu’un quart d’heure de marche avant l’entrepôt (pour se faire une idée, c’est un peu comme descendre à Lozère et tirer un azimut au hasard sur 1 ou 2km sans jamais y avoir mis les pieds). Mais Google Maps c’est vraiment bien: je trouve l’endroit du premier coup, malgré l’absence totale d’alphabet latin au-delà d’un rayon de 200m de la station de métro.

On dirait vraiment une usine désaffectée, mais il y a un peu d’activité. Ahem, “hello”, lance-je. Vague réponse en chinois, sur un ton difficile à apprécier étant donner le caractère éminemment mélodique-dépendant de cette langue. J’entame une “conversation” avec celui qui semblait le plus à même de me comprendre. Mais rien n’y fait: gestes, dessins, on télpéhone à la patronne (elle seule pourrait avoir entendu parler de moi) qui n’est pas là. Il me fait assez clairement comprendre qu’il n’y a vraiment pas moyen que je dépose ici ce que j’ai à déposer. Bon. Je trouve par le plus grand des hasards dans la rue un chinois qui parle plutôt bien anglais, qui m’aide à comprendre qu’ils n’étaient pas au courant de ma venue et que je ferais bien d’appeler mon “contact” pour qu’il les appelle et confirme la “livraison”. Soit. Naturellement, mon iPhone refuse d’appeler le numéro (US) de mon boss sur le réseau chinois. Malgré les 8% d’énergie restante (argh!) et l’avertissement formel de l’opérateur téléphonique local sur le coût du téléchargement de données à l’étranger, je me résous à activer la 3G sur mon joujou de la Pomme, et ô miracle des technologies modernes, me voilà capable d’échanger quelques brefs mots en ‘chat’ avec le sus-nommé, moi au milieu de nulle part, et lui en fait aussi (je ne le saurai que plus tard). 2% de batteries en moins plus tard, “normalement c’est réglé” me dit il, je fais demi tour sur cette petite route défoncée avec ma valise de toujours 30 kilos (ils n’ont rien perdu avec le décalage horaire, eux), et le même petit bonhomme antipathique m’acceuille avec un “I’m so sorry” suivi par ses collègues, et une cannette de Coca fraîche en guise de dédommagement / cadeau de bienvenue. Tout finit donc par s’arranger, je laisse mon bazar dans un carton, repars avec une deuxième cannette de coca (je prends ça pour un signe de respect) et me fait raccompagner en voiture jusqu’au métro.

Great. J’ai perdu 15 kilos, je passe la frontière chinoise (oui parce que Hong Kong c’est pas vraiment la Chine: pas de visa nécessaire, pas la même monnaie,… on appelle ça d’ailleurs la HK SAR – Hong Kong Special Administrative Region). Voilà alors où mes instructions de matin deviennent réalité: le chauffeur de taxi ne parle en effet pas du tout anglais, ne comprend pas le nom de l’hotel que je prononce, et ne lit pas notre alphabet. Armé de ma plus belle plume, j’avais supposé la situation et donc recopié ma destination en caractères chinois (eh – pas si mécontent du résultat), ce qui a tout de suite déclenché l’approbation de mon transporteur. 1/4h plus tard je débarque à l’hotel, tout va bien: “your agent booked a room for one night for you”. “My agent”… ah oui vous voulez sans doute parler de mon patron :-) Bon très bien, 23è étage, vue sur les multiples tours de Shenzhen, super. Internet m’attend, je me connecte, récupère Manue 8h-plus-tard-de-la-veille puis Lorraine 8h-plus-tot-du-meme-jour 1/2h après. Un poil surréaliste, tout ça tout de même. Ca y est, il est de nouveau minuit à SF.

Hopenhagen
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22 degrés de latitude nord, c’est Mexico City, avec 80% d’humidité. Donc: il fait chaud, et ca fait du bien. Non pas qu’il fasse froid à SF (on vous a déjà montré nos photos de la Toussaint sur la terrasse? ;-) ), mais là on se balade du matin jusqu’au soir en t-shirt. C’est l’hiver, donc le printemps: vraiment agréable. Par contre, c’est comme dans les films ou les spots sur le réchauffement climatique: l’air est ultra pollué; en résulte une surcouche grisâtre sur les zones urbaines (du moins les quelques que j’ai aperçues jusqu’ici) qui n’augure rien de très fameux. Il faut dire qu’il y a du monde, et ça se voit: les “barres” franciliennes n’ont qu’à bien se tenir, ici on construit de la tour résidentielle en forme de “+” géant vu du ciel, sur plusieurs dizaines d’étages, et pas qu’une à la fois. L’allure est aussi impressionnante que triste. L’ingénieur télécom en fibres optiques y verra des tas de qualités (concentration), mais on ne peut s’empêcher de se dire que c’est probablement moins joyeux qu’un petit pavillon de banlieue (même avec un scénic et un chien).

La “conscience environnementale” ne semble ainsi pas vraiment primer au quotidien, même si on voit dès l’aéroport des spots sur écran géant à la veille du sommet sur le réchauffement climatique: “Let’s turn Copenhagen [images d'eau boueuse qui tourbillonne] to Hopenaghen [images d'une jolie fleur qui s'ouvre]“. Et dès le premier métro et la première rue, les grues s’entremêlent et le béton se multiplie, les autoroutes continuent de supporter des véhicules aux dégagements de plomb, et les climatisations tournent à plein.

Et puis la Chine, c’est le fournisseur bon marché des produits de base de l’industrie mondiale. Alors forcément, il faut produire. Ici à Shenhzen, c’est la capitale de l’électronique. Le SEG market (www.segem.com.cn) s’étend sur toute une avenue, dans des bâtiments de 10 étages sur des surfaces d’hypermarché. Et on y trouve absolument tout. Des produits finis (ordinateurs, webcams, disques durs, clés USB, téléphones portables,….) mais aussi et surtout des pièces unitaires électroniques: des résistances et condensateurs, LEDs, bout de connecteurs USB, interrupteurs, cables dénudés, circuits intégrés et touches de clavier remplissent les étals sur des milliers de mètres carrés (imaginez votre ordinateur démonté jusqu’à ce que vous ne puissiez vraiment mais vraiment plus rien démonter: il y a un stand quelque part pour chaque pièce en face de vous) . Evidemment, ca ne coûte à peu près rien (webcam: prix d’entrée à $5US sans aucune négociation), et même si les articles présentés ont l’air usés et ne paient pas de mine, ca n’est qu’une “vitrine” et les quantités suivent dès qu’on demande (”how many pieces do you want? 1000, 10000?” et un aller-retour plus tard au fond de la salle il revient les bras chargés des pièces recherchées, neuves et en bonne quantité). On comprend pourquoi on fait produire tous les composants de nos appareils électroniques en Chine; et à $2 de l’heure l’ouvrier, on en profite pour faire assembler le tout sur place et envoyer ça par bateau dans le monde entier à prix – et marge – imbattable.
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Bien sûr, on sait tout ça, rien de nouveau. Mais quand même, de le voir là sous ses yeux, là, et en prendre vraiment conscience, ça ne laisse pas totalement indifférent.

The Great Firewall of China

Je n’aurais pas la chance d’aller voir l’original (sans le Fire), mais celui-ci est tout aussi réel: pas de facebook, twitter, youtube, dailymotion… ni de alexemanue.org d’ailleurs – alors qu’on peut faire de la visioconférence avec n’importe qui dans le monde, on a accès a liberation.fr, lemonde.fr, nytimes.com, … plutôt flatteur pour le blog ;-)

by Manue at December 06, 2009 08:04 PM

December 04, 2009

West Coast News

Manifs en défense de l’éducation publique à Berkeley

Depuis la rentrée la révolte couvait dans les universités de Californie. En effet, les revenus de l’Etat s’étant amoindris à cause de la crise, le budget n’avait pu (après des semaines de tractations, comme c’est apparemment le cas depuis des années) être voté à l’équilibre qu’après avoir coupé une grande partie des financements des UC. Or comme ces universités (il ya 10 UC en tout) sont publiques, leurs principaux revenus viennent de l’Etat, et des étudiants. Donc quand l’un baisse…l’autre monte. Du coup jeudi 18 novembre a été voté une hausse de 32% (soit environ 10 000$ par an) par les régents… Ce qui est reproché, en plus, c’est que le budget ne donnerait pas la priorité aux enseignements mais à la construction de bâtiments par ex.
Du coup forcément, les étudiants ne sont pas très contents, commencent à douter du caractère public de leur université, et se demandent s’ils pourront continuer de la fréquenter. D’ou le slogan :”Whose university ? Our university !” scandé lors des manifs.
Alors justement, ca ressemble a quoi une manif ? En fait il s’agissait surtout d’un rassemblement autour des lieux de pouvoir : à UCB, devant Sproul Hall, siège de l’administrattion, et en face du batiment des étudiants. Il y avait surtout un gros rassemblement a UCLA, là où avait lieu la réunion à l’ordre du jour de laquelle était votée la hausse.
A la suite des manifs, assez classiquement, mais néanmoins assez radical : occupation d’un batiment (Wheeler), sit in pendant la nuit (village de tentes, opération pillows). Et avec les nouvelles technologies, ca “twitte” dans tous les sens, en direct de l’occupation (#ucstrike) depuis les iPhones ou autres engins : demandes de renforts, de vivres, contre propagande, denonciation de violences policieres, militantisme, mobilisation etc
Tout ça surfant allégrement sur la vague du “Free Speech Movement” de Berkeley, il y a de cela 40 ans.
Pour l’instant aucun resultat,…à suivre
On reçoit après tout cela tout de même des e-mails du chancelier, qui explique que “ce n’est pas bien d’occuper des bâtiments, cela empêche l’université de fonctionner et cela ne respecte pas la liberté d’enseigner et d’être enseigné”, qu’il faut être “pacifique” quand on proteste (jusque là, rien de très original) et qu’il va lancer une enquête sur les “violences policières” notamment celles de la UCPD : “We truly regret the incidents that brought physical and emotional injury to members of our community. UCPD has already begun conducting an operational review that entails collection of all the available information including reports, videos and pictures taken by UCPD, students, the public, and media, to ensure that actions were reasonable given the situation presented and the information known at the time. This includes a review of uses of force. Additionally, we will ask that there be an independent investigation by the Campus Police Review Board. The Board includes representatives of students, faculty, and staff. It will receive the report of the UCPD.

Any tactics to exercise crowd control on campus must provide a safe platform for expression of free speech and freedom of assembly and we expect that, as a result of this review, modifications will be made. We must strive to ensure that there is no possibility in the future of the alleged actions of police brutality and that our actions are guided by non-violence.”
Là, j’avoue…

Manif

 
 
 
 

by Manue at December 04, 2009 04:45 AM

November 26, 2009

Corsac.net - Echoes

Parce que sinon elle râle

Bonne fête Delphine

(et puis ça devient un peu une tradition, à force)

by Corsac (corsac@corsac.net) at November 26, 2009 12:48 AM

November 25, 2009

West Coast News

2 mois

23 inches 1/4
10 livres 3 onces
7 vaccins rien qu’hier – 2 piqûres, qqs gouttes
Des sourires et des rires et des regards plein de tout ça
Des gazouillis et des areuh
Mon pouce de temps en temps
Des colères toutes rouges ! (pour les grandes occasions seulement)
Une fois j’ai dormi 6h de suite !
Des siestes toute seule, à 2, à 3
Des bains à 2, à 3
Des road trips à 2, à 3 (capotée, décapotée)
Des jeux toute seule, avec papa (l’avion !), avec maman
Une écharpe et un hamac
J’ai été changée à l’accueil du département d’histoire, dans une salle de cours, sur la banquette arrière de la voiture (oui, je sais, ça ne vaut pas l’histoire de Grand-Père qui changeait maman sur le bar d’un TGV)
Un papa qui pique un peu quand il fait des bisous mais qui me fait déjà tenir debout !
4 fois 2h de cours d’histoire américaine, 2-3 journées par semaine aux archives, une conférence sur l’histoire orale, et une réunion sur l’opportunité d’une réforme consitutionnelle de la Californie
Plein d’épisodes de West Wing, et de Weeds aussi
Le Parrain II au cinéma !
Une manif
Un peu de fenouil, de chou chinois, de kakis, de pesto de roquette, de tarte tatin et de glace à la vanille dans le lait de maman
…et deux passeports !

La vie est belle :)

2mois

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at November 25, 2009 03:49 AM

November 22, 2009

Gallery

Thanksgiving 2009


Fête de Thanksgiving 2009 (un peu en avance)

by Yves-Alexis at November 22, 2009 06:31 PM

November 11, 2009

West Coast News

Tarte Tatin aux pommes et aux poires…

Le gateau de septimanaseptaversaire de Chloé : [les esprits chagrins sont priés de se souvenir qu’avoir 3 de moyenne en theme ne m’a jamais empêché d’intégrer…)

Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 250 g de farine
- 150 g de beurre salé bien sur
- 100 g de sucre
- 2 cuillères à soupe d’eau

Garniture :
- 2 cuillères à café de cannelle
- pommes et poires en quantité égale
- 100 g de sucre
- 30 g de beurre + 5 g pour le moule
- 1 cuillère à soupe d’eau
- 1 cuillère à café de vignaire balsamique

Préparation :

Préparer la pâte :

Tamiser la farine puis ajouter le sucre et le sel puis le beurre fondu.

Mouiller d’eau, former une boule de pâte et laisser reposer pendant au moins 1 heure.

Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6) et préparez la garniture :

Eplucher les fruits et les couper en gros morceaux.

Faire fondre le beurre dans une poêle, y ajouter les fruits, faire revenir 2 minutes puis ajouter le sucre et l’eau pour faire un léger caramel autour des fruits.

Incorporer le vinaigre et la moitié de la cannelle puis laisser cuire 10 minutes.
Si les fruits ne sont pas moelleux, prolonger la cuisson de 5 minutes puis saupoudrer du reste de cannelle.

Beurrer le moule et déposer les fruits avec leur caramel au fond.

Recouvrir de la pâte étalée en enfonçant les bords au fond du plat.

Enfourner pour 30 minutes de cuisson.

Démouler !

Et comme on sait que vous préférez les posts sur CHloé que sur les tartes aux pommes (ça se discute, mais bon), on vous a mis en bonus une photo :)
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by Manue at November 11, 2009 11:18 PM

Corsac.net - Echoes

Key transition (this is _not_ a meme)

Ok, so following the trend, I created some time ago a new GPG key, which I'm now transitioning too. I've set up a transition document, available at http://molly.corsac.net/~corsac/key-transition.txt. It's signed by both the old and the new keys and is reproduced below:

-----BEGIN PGP SIGNED MESSAGE-----
Hash: RIPEMD160,SHA512

Wed, 11 Nov 2009 13:44:05 +0100

I've recently set up a new RSA-based GPG key, and will be transitioning away
from my old DSA-based one.  The old key will be revoked soon, so I prefer all
future correspondence to use the new one.  I would also like to ensure that
this new key is well-integrated into the web of trust.  This message is signed
by both keys to certify the transition.

The old DSA key was:
pub   1024D/C5C05BAE 2004-11-11
      Key fingerprint = DE26 2FC4 7097 FFC6 DE2C  D8C0 4D44 C020 C5C0 5BAE

The new RSA key is:
pub   4096R/71EF0BA8 2009-05-06
      Key fingerprint = 4510 DCB5 7ED4 7040 60C6  6476 3055 0F78 71EF 0BA8

If you already know my old key, you can verify that the new key is
signed by the old one:
  gpg --check-sigs 71EF0BA8

If you don't already know my old key, or if you're extra-paranoid, you
can check the fingerprint against the one given above:
  gpg --fingerprint 71EF0BA8

If you have previously signed my old DSA key, and if you're satisfied
that you've got the correct new RSA key, then I'd appreciate it if you
would sign my new key as well:
  caff 71EF0BA8

The caff program is in the signing-party package in Debian.  Please be careful
to generate signatures that don't rely on the weakening SHA-1 hash algorithm,
which requires some careful configuration even if you've already configured
gpg correctly.  See http://www.gag.com/bdale/blog/posts/Strong_Keys.html for
the gory details.

Thanks,
- --
Yves-Alexis Perez
-----BEGIN PGP SIGNATURE-----
Version: GnuPG v1.4.10 (GNU/Linux)

iEYEAREDAAYFAkr6sqQACgkQTUTAIMXAW64HiACeIyabQueDHAeiAX8EkIeApiDj
++UAn2z7YkjHx0lQh0+s5WdhikG0YztiiQIcBAEBCgAGBQJK+rKkAAoJEDBVD3hx
7wuodUcQAKMbG9Rehxz+uZ6fST99cHt5Fjnv9TorY4hQaQK+85ZgiwPaHMHfYM1G
5hcrXI+JFUpz8j40deZuaWuspOdHBHwnHNQril8MqT0CJgtB6HFTo+w/7Lmmui5M
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-----END PGP SIGNATURE-----

by Yves-Alexis Perez (corsac@debian.org) at November 11, 2009 01:10 PM

November 10, 2009

Corsac.net - Echoes

Call for help: update

Ok so there were some reactions to the “Call for help” post. I had three direct offers for help in pkg-xfce, not sure if other teams had such propositions.

Some people asked me to correct various number for the “active contributors”. Basically, the numbers are what the feeling I got from people working in those team.

Julien Cristau wants me to correct the number of debian-x active contributors to 0. (yes, zero, that means nobody, nadie, personne). Basically he doesn't have time anymore, and Brice Goglin can't really keep up. So, for those who care about shiny X effects, and stuff like that, you help would be gladly appreciated (and no, you don't have to own each and every chipset in the world to give some time). 

Aurelien Jarno wants me to add that at the moment there are 2 (two) active libc contributors, plus one on GNU/Hurd and one on kfreebsd.

Frans Pop wants me to add that there are ~85 people working on d-i and that the problems the team might face aren't only related to the lack of manpower (and I don't really want to enter politics)

Finally, it seems that some people (well, only one at the moment, but it's enough for to feel the need to precise) though the numbers previously given would dismiss contributions for the active contributors. That wasn't my intention, so I apologize if you are an active contributor in one of that team and thought I dismissed your contribution. If it wasn't clear enough, my point is to show that quite some teams are lacking manpower (some team miss other things too, like leadership, coordination or whatever) and users shouldn't be scared to contribute to them. Those are core teams, without them Debian wouldn't work at all (not to mention derivatives), so it's a good idea to join them.

Now, what if you do want to help, but don't know how. On the previous post I gave links to teams website, wiki page or QA page. You should be able to find a mailing list or contact mail you should be able to write to. Just write that you want to offer some help, that you don't know how and where to start. Add what you're interested in, what you find fun, and your technical knowledge. Don't be shy, and you don't need to be a Debian Developer (nor even a Debian Maintainer) to contribute.

Thanks!

by Yves-Alexis Perez (corsac@debian.org) at November 10, 2009 11:35 PM

Jamaican aroma

Massive Attack en concert, c'est un peu comme assister au décollage d'une fusée assis sur un booster, mais le son en plus. D'ailleurs, parlons en maintenant, comme ça ce sera fait : pourquoi aussi fort ? Certaines chansons sont vraiment à la limite du supportable (voire au delà pour certains).

Je sais que quand je vais les voir, je vais en prendre plein la vue et plein les oreilles, je m'y attends et c'est un peu pour ça que j'y vais. Mais certaines chansons c'est vraiment juste trop, et ça rajoute rien. Je sais pas au final le nombre de dB qu'on s'est mangés, mais très clairement, plus que de raison.

Après, très clairement, ça en jetait. Pas mal de chansons que je connaissais pas (donc du EP Splitting the Atom ou bien du futur LP5), donc certaines vraiment bien, ça donne vraiment envie. Un safe from harm à tomber par terre, qu'ils ont fait durer bien comme il faut, un deuxième rappel avec Karmacoma pour finir, non vraiment ils ont assuré. Après avoir trouvé la setlist (au passage je découvre setlist.fm), j'ai un faible pour splitting the atom et Marakesh.

La fameuse :

  • Flat of the blade 
  • Hartcliffe Star 
  • Babel 
  • Girl I love you 
  • Risingson 
  • Red Light 
  • Future Proof 
  • Teardrop 
  • Psyche 
  • Mezzanine 
  • Angel 
  • Safe From Harm 
  • Inertia Creeps 

1 er rappel :

  • Splitting The Atom 
  • Unfinished Sympathy 
  • Atlas Air 

2 ème rappel :

  • Karmacoma 

by Corsac (corsac@corsac.net) at November 10, 2009 11:01 PM

Call for help

So yesterday we had a really nice meeting with few french Debian folks. Luk and Ralf were visiting us, so we went at Prosper's for some meat and wine (and Aberlour). We were a bit too much to be able to speak to everybody (so mainly there were two 6-packs of people), but it was fine anyway.

Though, the main point of the evening was that some (most?) teams in Debian are really (*really*) understaffed, and it might become problematic in the near future (like now).

For example, from what I understood:

  • debian-x has one active contributor
  • pkg-xfce has one active contributor
  • evolution has one de factor contributor
  • pkg-gnome is better since Josselin had some help, but it's still not perfect
  • d-i has only one active contributor
  • libc has only one active contributor

I don't know the state of other teams, but it doesn't really look fine for the incoming freeze. So if you want to give some help, even if you're not yet technical enough, feel free to offer it to the teams above. Usually, starting with just using the package is enough. If you use it, you want it well-maintained, and there _are_ stuff to do to which don't require large technical knowledge, and the (few) active contributor will be happy to have some help and point you to what you can do.

If you want to give some time to Debian, before filing some ITPs (even if you'd really like to have that package you use everyday), check if you can't do something for those above teams (and others which might need help too, like release team or kernel).

Oh, and don't be scared, working on Debian is fun. It's time consuming, but it's rewarding. Don't let it become not fun.

by Yves-Alexis (corsac@debian.org) at November 10, 2009 08:10 AM

November 07, 2009

West Coast News

Halloween in the Castro

Halloween, ça fait tout à fait américain. C’est les épisodes de séries ou les passages de film avec des enfants déguisés qui font la tournée des voisins pour demander des bonbons : “trick or treat” ? En France, on peste aussi facilement contre ce cheval de Troie de l’américanisation/commercialisation/commodification à tout crin, moment qui tombe à pic entre la rentrée et Noël pour pouvoir vendre tout et n’importe quoi (c’est certes beaucoup plus sexy que la Toussaint) – il faut dire que c’est principalement sous sa forme commerciale qu’on a essayé de nous “vendre” Halloween. Mais ici, c’est une vraie fête pour les enfants. Et aussi, surtout dans les grandes villes, Halloween c’est aussi une fête d’adultes très bon enfant ; où il s’agit de se déguiser et de jouer le jeu, dans la rue. Effectivement, c’est aussi le signal de départ qui lance la “saison des fêtes” (Halloween-Thanksgiving-Hannukah-St Nicolas etc – d’ailleurs ca y est aujourdhui les magasins sont remplis de décorations de Noël), mais pas forcément que au sens commercial du terme…
Cela dit, nous qui avions acheté exprès des bonbons pour les enfants qui viendraient a notre porte avons été un peu déçus que personne ne sonne a notre porte : apparemment les parents sont de plus en plus paranos…(le bon vieux :”n’accepte pas de bonbons d’inconnus”), une entorse au sens de la “communauté” si fort ici pourtant (de même que chez nous on compte sur la municipalité, l’État, pour prendre en charge tout un tas de choses, ici c’est souvent au niveau de la “communauté” que ça se passe, c’est à dire au niveau de tout un chacun qui veut faire des trucs avec ses voisins).
En tout cas, se déguiser, ça plait bien dans le Castro, un quartier où l’on ne déteste pas se travestir, même en dehors d’Halloween, et où on a relativement le sens de l’humour. Sauf que depuis deux ans, suite à des débordements, l’institution qu’était Halloween dans le Castro a du faire profil un peu plus bas, et tout le monde a été prié avec force affiches et autres moyens de communication modernes de rester chez soi pour Halloween…
Mais ce n’était pas pour rien que cette fête rassemblait les foules depuis des années…c’est qu’il y avait un public, une demande…Du coup sont nées des initiatives de flashmobs pour relancer tout ça. Et puis, tout simplement, les gens ont voté avec leurs pieds, et quand même envahi le carrefour Castro/18th, cf. ci-dessous. Quant a nous, nous n’avions pas tout a fait anticipé l’occasion, et c’est seulement après être sortis qu’Alex et Wam nous sommes ravisés et avons remonté en courant le demi bloc déjà parcouru pour nous confectionner un déguisement de fortune… Et enfin rejoindre la foule, avec qqs feutres pour qu’Anne et Sylvain ne soient pas en reste.
Et foule il y avait, et foule déguisée…Jeunes et vieux, hommes et femmes, wasp et latinos arrivaient en masse depuis Market dans leur costume, trottoirs bondés podiums d’un défilé perpétuel, mélange de manège de maison hantée, de carnaval de Rio et de cauchemard d’Alice au pays des merveilles, le tout au coude à coude, et sans trop d’alcool (c’est interdit dans la rue). D’ailleurs, il y a force SFPD dans la rue, et c’est tout juste si on arrive a retenir un : “vous êtes super bien déguisé !”
Et pendant ce temps-là, déguisée en pumkin par son écharpe orange, Chloé dormait…

Halloween

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Des le lendemain...
Des le lendemain...

by Manue at November 07, 2009 06:09 PM

November 05, 2009

West Coast News

L’Art d’être grands-parents, Part II

Ca y est, j’ai aussi rencontré mes autres grands parents, Papi Sylvain et Mamie Anne. C’est drôle, les mamies s’affairent beaucoup dans la cuisine j’ai remarqué, et ça les fait beaucoup rire de me changer. J’ai appris un nouveau jeu à Mamie Anne dans la salle de bain, ça s’appelle le vélo : en gros je la fais pédaler avec mes jambes. J’aime bien aussi soutenir leur regard dans la glace, c’est plein de lumières, ça brille, parfois ils ne s’aperçoivent pas tout de suite que je les regarde ! Les Papis, ils ont une chouette voix grave et c’est très agréable quand ils me portent sur le ventre (mais y’a des fois où non, ça ne va pas du tout). Ils me promènent un peu partout pour regarder les objets qui étincellent.
Avec Papi et Mamie, on est allés faire des ballades en voiture, sur le pont tout rouge. Je crois qu’ils aiment beaucoup les panoramas. Moi c’est vrai que je suis encore un peu trop myope pour comprendre pourquoi c’est si spectaculaire, mais tant que je suis contre les seins de maman et que tout le monde est content et me fait des calins…Et puis comme ça on fait des tours en voiture, et ça j’aime bien. Je n’aime pas trop par contre quand on m’installe dans l’espèce de berceau un peu droit et surtout qu’on me saucissonne avec ma ceinture, mais bon, on oublie vite quand le carrosse se met à rouler ! À part quand je me mets à avoir très faim, alors là les seins de maman sont un peu loin et je suis obligée de m’époumoner pour qu’elle me reprenne contre elle, et encore ça marche pas toujours très vite. Apparemment c’est interdit par la “Federal Law” alors… Je sais pas qui est cette Federal Law mais elle n’a jamais du avoir de bébé ou faire du baby sitting…On est aussi allés manger du crabe, un énorme plat de crabe presque aussi lourd que moi, et qui sentait l’ail, et ils ont eu l’air de se régaler. Papi Sylvain et Mamie Anne ont accompagné maman à la fac de Berkeley, et pendant qu’elle allait à un truc très sérieux, un “seminaire”, moi j’ai fait un tour en voiture avec eux. C’était chouette mais à la fin j’avais vraiment envie de téter, et c’est ce que j’ai fait dans le batiment du département d’histoire quand on a retrouvé maman ! Depuis, j’ai fait encore mieux, je suis allée DANS le séminaire de maman…j’ai même été très sage !
Et puis papi et mamie m’ont offert un tapis de jeu avec lequel j’apprends un peu à jouer, pour l’instant surtout avec les pieds…et aussi un transat pour que je puisse etre avec les grands quand ils ne peuvent pas me porter.
Bon en tout cas c’était une très bonne semaine avec eux, et je suis contente de revoir mes deux paires de grands-parents bientôt, quand j’aurai le double de mon âge actuel…

PapiSylvain&MamieAnne

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at November 05, 2009 12:40 AM

October 25, 2009

Corsac.net - Echoes

Presque sage !

C'était pour le coup un week-end plutôt efficace. En dehors du fait que c'était vraiment cool de voir Rom & So, j'ai été plutôt pas mal actif. AG LTS dans l'après midi, puis passage à la FNAC, initialement juste pour récupérer le dernier Archive (Controlling Crowds Part IV pour ceux qui suivraient pas) et éventuellement jeter un œil au dernier Air dont on a entendu quelques extraits au MK2. Au passage, je récupère aussi la version complète de Controlling Crowds (Part I-IV, donc) pour les parents qui font une affaire, donc (encore que pas de version LP, malheureusement).

Évidemment, étant à la fnac, j'en profite quand même pour regarder autour, et je vois un album de Kasabian. J'avais pas trop aimé leur deuxième (Empire) alors que j'avais vraiment adoré le premier (Kasabian). Je décide de tenter le coup, le titre a l'air marrant (West Ryder Pauper Lunatic Asylum, ça a un petit côté effrayant je trouve), et juste à côté je vois une pochette qui m'attire : The XX, un « duo electro à la voix envoutante » (ou un truc du genre), la pochette est juste une croix blanche sur un fond noir (en fait, après ouverture, il s'averera que c'est une pochette noire avec un trou en X qui laisse voire le livre blanc à l'intérieur). Il est en prix vert, ça ressemble au premier album d'un petit groupe, et je me dit qu'on peut bien se laisser tenter à découvrir des troucs de temps en temps, parce que sinon on tourne un peu en rond.

Je file avant de me laisser entrainer à faire plus, je passe à montgallet pile à temps pour récupérer deux sdcards pour mon touchbook (post incoming) et retour à la maison.

Un dimanche du coup passé à geeker en écoutant de la musique, et du coup, mes impressions :

  • Controlling Crowds (part IV) a l'air intéressant, j'ai besoin de l'écouter plus ;
  • Love 2 (Air) est sympa mais vraiment sans plus. Un peu déçu pour le coup, mais finalement c'est un peu comme avec les autres Air, j'ai l'impression. Une petite pépite de temps en temps, mais… ;
  • le Kasabian dépote pas mal, je crois. Là encore, j'ai envie de l'écouter plus, et déjà à la deuxième écoute je crois que je l'aime bien. Peut être pas autant que le premier mais il a clairement du potentiel ;
  • The XX c'est vraiment cool, une bonne découverte, je retiens dans mes tablettes et là encore j'ai envie de le réécouter, ce qui est relativement bon signe.

Voilà, au final hormis le Air c'est vraiment du tout bon (et j'ai pas encore réécouté le Air, donc ça peut venir, on met parfois du temps à découvrir les albums).

[EDIT]: d'ailleurs je suis en train de ré-écouter le Air, et il est quand même un peu ondulant, ça va ! (et je me suis fait remarquer que, à plusieurs reprises pendant mes écoutes, je me suis tourné vers le lecteur CD pour voir quel était le numéro de la chanson qui me faisait onduler comme ça, et systématiquement c'était la numéro 4. Je me demande si c'est un signe.

by Corsac (corsac@corsac.net) at October 25, 2009 07:44 PM

Le syndrome du Titanic

Hmhm en fait ça fait déjà une semaine qu'on a été le voir (cette semaine c'était Sin Nombre, très bien par ailleurs). À l'origine j'étais pas sur que j'allais en dire quelque chose, et puis je voulais pas que maman lise avant d'aller le voir (d'ailleurs si tu lis, arrête toi là, et va d'abord le voir, sinon tu vas m'en vouloir).

Les images sont vraiment belles, et c'est même presque pas trop long, on s'ennuie pas trop. En fait, je me suis même pas ennuyé du tout (et pourtant ça m'inquiétait un peu, parce que 2h de belles images c'est bien mais ça peut devenir très long), parce que je me sentais retourné. Non pas retourné par les images elles mêmes, même quand elles sont horribles, c'est toujours beau, mais par le texte, plutôt.

En fait, je suis sorti très mal à l'aise du cinéma, avec l'impression d'avoir été manipulé. C'est un beau film, mais c'est un film de propagande, et à vrai dire, je m'y attendais pas et ça me dérange. C'est un gros amalgame de pleins de choses, ayant (ou pas) rapport avec la nature et l'écologie. On a l'impression de se faire manipuler du début à la fin. et c'est vraiment pas agréable. Et l'impression est d'autant plus renforcée par le fait que les images sont belles. On a vraiment l'impression d'assister à une opération de communication. C'est sans doute le cas d'ailleurs, après tout pourquoi pas utiliser les moyens à sa disposition.

Il n'en demeure pas moins que j'en garde un vrai goût amer dans la bouche.

by Corsac (corsac@corsac.net) at October 25, 2009 03:27 PM

West Coast News

Borderline

Borderline“- How long are you staying here?

- One day, Sir.

- What is your trip purpose?

- Cross the borders.”

Sa tête se redresse, interloqué. Le douanier n’a pas l’air coutumier de ce genre de pratiques. Il me questionne, scrute mon visa, essaie de comprendre, me dévisage, puis deux coups de tampons et un “Ok, thank you…” pas très convaincu sur un air de “est-ce que je ne viendrais pas de me faire rouler dans la farine?”.

Samedi 10 octobre, 6.00 am, réveil. Douche, chemise, thé, cookies. Le jour se lève à peine. Sac à dos, passeport, iPhone, billet, et les mille et un papiers entassés ces 7 derniers mois pour ce jour-ci, au cas où. La famille dort encore, “à ce soir…” chuchoté, et je décolle. Personne sur la route, normal; 18min porte à porte jusqu’au long-term parking à cette heure ci (bon à savoir). Pas de stress, je me gare, et me rends compte que j’ai pris avec moi le ticket de parking et les papiers de la voiture au lieu de les laisser dedans. Bon, espérons que tout va bien se passer, et que Manue n’aura pas à venir la rechercher sans moi.

L’avion est à 8h15, il me reste 45 min; large, quoi. Sauf que partout sauf en Californie, c’est le Columbus day week-end, 3 jours qui donnent des ailes à beaucoup trop d’américains ce matin: des hordes de tous âges, dix queues différentes, un brouhaha d’enfer et je n’ai pas encore ma carte d’embarquement – ni mon café. On se concentre, les machines automatiques sont là pour désengorger les flux, je  fonce. Puis 5, 10, 15, 20min d’attente pour la sécurité; 7h55, je croise les doigts, ca avance, et je me retrouve finalement avec un large quart d’heure avant le décollage dans la salle d’embarquement (mais toujours pas de café, tant pis).

C’est parti, décollage à l’heure, ambiance de commuting, même si on est samedi (weekly commuting?). Vancouver est à 2h15 à peine, j’arrive aux douanes canadiennes en fin de matinée. Et voilà, je suis ressorti du territoire américain, j’ai rendu ma carte de touriste (le petit carton vert), et je suis en transit au Canada… pour quelques heures seulement. Ca me laisse quand même le temps de faire un aller-retour en métro jusqu’au centre ville, manger un morceau, et repartir aussi sec vers l’aéroport. 13h30: j’ai pris de la marge, cette fois c’est vraiment le moment clé. Mon visa de travailleur immigrant n’est valable que depuis le 21 septembre seulement, et je dois du coup repasser la frontière pour que ce statut là soit bien celui sous lequel je réside aux US. Quelques années plus tôt, j’aurais même probablement du aller jusqu’en France (ou n’importe où ailleurs que le Canada, le Mexique, et les caraïbes – mais bon, quitte à ne pas réussir à re-rentrer, autant se trouver dans un pays qu’on connait bien). Le principe d’absurdité demeure, mais les moyens d’applications s’assouplissent.

Voilà maintenant la “vraie” frontière d’entrée aux US – en plein territoire canadien: quand il s’agit du canada, on ne passe pas la frontière une fois arrivé sur le sol US en sortant de l’avion, mais AVANT de monter dans l’avion (et d’acheter son huitième de gallon de sirop d’érable). Ce douanier-ci a l’air de mieux connaître ses dossiers. “H1-B, I see… do you have your I-797 with you? And what happened to your green paper in your passport?” OK, tout va bien , pas de panique, j’ai tout ce qu’il faut. Le document magique I-797 reçu en juin après 2 mois d’incertitude, hop, et la petite carte verte, eh ben non, je l’ai laissée à l’embarquement à SF, comme m’avaient conseillé mes avocats. “OK, no problem, that’s ok. Put your fingers on the screen.” C’est samedi après-midi, l’ambiance est paisible, je suis à peu près seul  dans cette grande salle-frontière, il prend son temps, scanne mes dix doigts, retape mes identifiants à la main car son scanner de passeports ne marche plus, s’excuse car ça prend du temps – j’ose pour l’occasion la proximité d’expérience: “I work in computers, I know what it is…” Il sourit, tampon, me rend mon passeport, “have a nice flight, Sir”.

Admitted

Bien plus de peur que nécessaire, tout s’est déroulé avec une fluidité déconcertante, à tel point qu’on se demande pourquoi est-ce qu’on n’aurait pas pu faire tout ça juste à SF entre nous à l’aéroport ou à une succursale du Department of Homeland Security, au lieu de tout ce cirque aérien – qui m’a coûté $400 au passage; mais bon mon brave monsieur, le droit de résider et travailler aux USA a-t-il vraiment un prix? Of course… Je n’ai pas vraiment voix au chapitre, donc je me contente d’admirer mon petit carton, blanc cette fois (au sens infiniment différent du petit carton vert du touriste de passage): “ADMITTED – OCT 10 2009 – H1B – SEPT 15, 2012″. Ok, ca devrait laisser le temps de voir venir.

2H15 de vol à nouveau, on survole le Golden Gate et downtown, puis descente, “Thank you Sir”, sortie, navette, parking, voiture, 101 North et 360 Diamond St. Même pas 19h00, j’embrasse tout le monde: j’ai enfin le droit de travailler – et d’être payé par la même occasion, d’avoir un numéro de sécu, un permis, un passep.. (ah non ça c’est que pour Chloé), bref, un statut légal. Et ça, ça change tout, y compris (voire surtout) mon rapport au pays et à notre séjour ici.

Et sinon Vancouver, ça a l’air chouette, frais, paisible, plein de montagnes autour, je pourrais y revenir… mince, et si tout ça n’était pas un coup monté des Canadiens pour nous forcer à venir découvrir leur pays?!

by Alex at October 25, 2009 02:19 AM

October 22, 2009

West Coast News

L’Art d’être grands-parents, part I

La semaine dernière, moi Chloé j’ai fait la rencontre avec ces nouvelles grandes personnes que sont mes grands-parents maternels. Des grandes personnes à peu près aussi grandes que celle aux seins et celle aux bercements, mais un peu plus. Nommées Grand-Père et Mamey pour l’occasion. Très gazouillantes, appréciant mes pleurs inconsolables à leur juste valeur, me faisant expérimenter une position curieuse à plat ventre sur le bras, et me faisant prendre des douches à peu près à la bonne température ; C’est grand père qui vérifiait la température de son coude presque à chaque fois, et Mamey ne se lassait pas de me passer sous le jet à chacun des exploits dans mes couches. ah oui aussi Grand-Père essayait absolument de faire des trucs avec mes yeux et des taches de couleur dans l’air, quand je voyais double il avait l’air encore plus content. C’était un peu fatiguant tout ça donc je m’assoupissais dans de longues siestes (\o/) dès qu’il s’agissait de sortir, en particulier le jour de la fameuse-tempête-venue-de-loin-le-Japon-et-qui-fit-tomber-plein-trop-d’inches-d’eau-pour-la-saison. En tout cas ce jour-là, Grand-père et Mamey sont revenus les bras chargés de grands pancakes noirs et surtout d’un chouette body pour me déguiser en Grand Père. Le jour de l’anniversaire de Maman j’ai été particulièrement sage (et pas sage). J’ai été visiter mon premier musée, et attention, de l’art-très-moderne ! au SFMOMA. Tellement abstrait que pour mieux l’apprécier je me suis rencoignée dans mes pensées au creux de mon écharpe flambante. En tout cas toutes les gardiennes de salle m’ont demandé mon âge, j’étais très fière !
Après ils m’ont emmenée manger des pancaaaaaaakes ! et j’ai encore été très sage jusqu’à la fin du déjeuner, mais après ça commençait à faire beaucoup et j’ai eu envie de rentrer.
Le soir, Mamey a préparé une recette qui pique un peu le nez mais qui sent plutôt bon, je crois que c’est un peu une de ses spécialités (visiblement plus que les demi-citrouilles-oeuf-cocotte). A ce moment-là j’ai commencé à trouver qu’on ne s’occupait pas tout à fait assez de moi et j’ai agi en conséquence. Même Maman avait l’air d’être ailleurs (dans une recette de Brounie) quand je tétais ! Mais finalement comme je suis une chouette fille je me suis endormie comme une bienheureuse, d’abord dans ses bras puis dans le giron de la Corolle-cocon pour la laisser savourer son anniversaire, son champagne et son diner. Quand je me suis réveillée, elle avait les yeux qui brillaient et un joli bracelet au poignet, et mon lait pétillait un peu.
Bref, c’était plutôt une chouette expérience, et j’ai bien hâte de rencontrer mes autres grands parents samedi prochain !

GrandPèreEtMamey

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at October 22, 2009 07:54 PM

October 11, 2009

Corsac.net - Echoes

Archive, again.

Une fois de plus, je commence à ne plus les compter, finalement. Cela dit, je me demande si (en dehors de ma première fois à la foire aux vins de Colmar, que j'idéalise complètement (mais à raison, il était génial ce concert, et on avait eu Waste et c'était Archive + Massive Attack d'un seul coup !)) c'est pas leur meilleur concert.

Il était vraiment pas loin d'être parfait. Controlling Crowds du début à la fin, enchaîné, avec juste des petites pauses entre les parties. Des vidéos complètement flippantes en arrière plan de Controlling Crowds et Bullets. Un petit regret que Maria Q ait pas été présente, du coup sur Collapse/Collide c'était une bande pour la voix, et ça fait quand même un peu mal. Mais ils se sont bien rattrapés, parce que, autant que j'ai pu en juger, on a eu droit à deux chansons du nouvel album (Controlling Crowds: part IV) qui sort lundi en huit. Et elles ont l'air pas mal du tout. Et Rosko (le rappeur) m'a juste fait frémir pendant ses deux chansons.

Mais ça s'arrête pas là, parce que, après Controlling Crowds, il ya évidemment eu un rappel. Et là, c'est la folie. Rosko revient sur scène, et Pollard (le petit jeune, qui a débuté avec Lights nous annonce this is the first one ever. Petit flottement dans la salle, j'ose pas y croire, derrière nous une nana râle en disant roh mais ils mettent le rappeur partout, c'est nul et un autre crie même remboursez ! (je l'aurais bouffée). Et là commence Londinium. J'aurais vraiment jamais cru pouvoir la voir en live, en vrai. Je pensais qu'ils avaient trop évolué depuis, mais effectivement Controlling Crowds a vraiment des aspects qui ressemblent à Londinium (à commencer par la présence de Rosko). Et a posteriori, en allant voir sur le site d'Archive, j'ai pu lire : These shows will see Archive play your old favourites from each of their albums, so get your tickets now!. De fait, ça fait plaisir.

Et c'est pas fini. On a eu droit à Systems, un Numb explosif, et ils ont terminé par Again (en version longue ! Là encore je pensais pas la réentendre).

Mon seul regret (fantasme) c'est de ne pas avoir eu Waste (que je pense qu'ils ne joueront plus jamais, mais, bon, après tout…), et j'aurais tellement aimé avoir Children they feed (mais comme c'est sur un bonus disc, je suis pas certain qu'elle soit un jour jouée).

L'un dans l'autre, un concert vraiment exceptionnel, un grand cru. Je sais pas si j'irais à celui de janvier, pour lequel Controlling Crowds: part IV sera sorti, mais je me laisserais bien tenter, j'avoue.

Enfin, ironie du sort, il y avait une place libre à côté de nous pendant tout le concert. Pas besoin de réflechir longtemps pour savoir à qui elle était réservée…

by Corsac (corsac@corsac.net) at October 11, 2009 09:21 AM

September 19, 2009

Corsac.net - Echoes

Ovni

Hier soir, on a été voir un ovni au cinéma (et c'est pas peu dire). C'est un peu l'avantage (et le but avoué, d'ailleurs) du vendredi soir. Voir des troucs qu'on irait sans doute pas voir si l'horaire ne l'imposait pas. Là, il se trouve que, au final, le choix était entre Fish tank et District 9. Fish Tank, je pense qu'on avait des absentes qui avaient envie de le voir, et j'avais vu l'affiche de District 9 en me disant « pourquoi pas, ça fait longtemps que j'ai pas vu un film d'extra-terrestres, un de temps en temps ça peut pas faire de mal ».

Donc on y est allé, et moi je m'attendais à un genre de série B, potentiellement très nul mais avec de la chance pas trop mal. Produit par Peter Jackson, ça me faisait un peu peur, mais en même temps, après tout…

Et alors, grosse claque. Je vais pas spoiler, mais, quand même, c'est pas comme d'habitude. Ok, c'est pas le film du siècle (mais on s'y attendait un peu), mais c'est clairement pas un série B pourri. Au contraire, d'ailleurs. C'est pas du tout manichéen, plutôt bien monté, le scénario se tient à peu près (y'a quelques zones d'ombres, mais on accepte sans soucis, en y repensant) et les acteurs sont plutôt bien (enfin surtout le héros, mais pas seulement). Y'a une vrai évolution, au fur et à mesure de l'évolution, et on se prend vraiment à s'y attacher (alors qu'au début…).

Non vraiment, une très bonne surprise, j'hésite pas à le recommander. Et j'irais sans doute voir District 10 (oups, spoil ?)

by Corsac (corsac@corsac.net) at September 19, 2009 06:22 PM

September 13, 2009

Corsac.net - Echoes

Orsay


C'est presque un vieux post en fait, j'ai pas vraiment réussi à trouver le temps cette semaine de le poster. Ni à vrai dire de trier et uploader les photos.

La semaine dernière, donc, fortuitement grâce à la présence d'Océane à la maison, on s'est bougé pour aller au musée d'Orsay (en remarquant au passage que ça faisait plus de deux ans qu'on était installés chez nous et qu'on avait pas fait grand chose comme musée à vrai dire, hormis les Arts & Métiers). J'avais des bons souvenirs du musée d'Orsay, j'aime bien les impressionnistes en général je crois, donc ça me donnait un peu envie. Et puis j'avais des souvenirs agréables de l'architecture, le côté gare et tout ça. Et effectivement, ça a pas loupé, j'ai vraiment de nouveau adoré le cadre. J'ai pris pleins de photos, que du musée lui même et pas des œuvres (d'ailleurs en fait ça me gène de prendre en photos des œuvres dans un musée, je sais pas pourquoi, même quand c'est autorisé). Pleins de photos donc, mais un peu de déception quant aux œuvres elles mêmes. On a commencé par visiter l'expo Ernst, et j'avoue que je suis un peu resté hermétique (mais j'ai quand même fait l'effort d'aller jusqu'au bout, contrairement à certains :), et ensuite on est allé directement aux impressionnistes.

Et oui, y'a des troucs vraiment bien, que j'avais un peu oubliés, mais en même temps je crois que j'avais un peu idéalisé mon souvenir, en particulier des Van Gogh. Et puis c'est tellement blindé de monde, et les gens passent leur temps à prendre en photo les tableaux sans les regarder vraiment (un peu comme dans les concerts de nos jours à dire vrai). Les gens se bousculent, râlent si tu reste un peu trop longtemps devant un tableau, se collent le nez dessus (alors que pourtant les tableaux impressionnistes j'ai plutôt besoin de me reculer moi, histoire de voir l'ensemble et pas juste les petits points ou les petits traits). Bref, ça fait un peu j'aime pas les gens, mais ça m'a un peu gaché ma visite. Cela dit, je me souvenais que des Van Gogh qui m'ont donc un peu déçu, mais j'avais complètement oublié les Renoir et les Monet, et j'ai bien trippé.

Mais tout de même, au final, ce que j'ai préféré, c'est le musée lui même.

by Corsac (corsac@corsac.net) at September 13, 2009 09:39 AM

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September 03, 2009

Drôle de quartier

August 31, 2009

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August 24, 2009

Drôle de quartier

Here they are!

Ça y est, ils ont débarqué sur le sol américain, sans aucun problème. Un gentil cousin les attendait à l'aéroport, et les voilà à l'heure franciscaine maintenant !

by Corsac at August 24, 2009 01:29 PM

August 23, 2009

Drôle de quartier

Et les voilà partis…

Ça y est, le grand départ était ce matin. On les a vu disparaître sur le tapis roulant, et maintenant, c'est l'aventure !

Départ Manue & Alex

by Corsac at August 23, 2009 10:39 PM

August 20, 2009

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August 04, 2009

Corsac.net - Echoes

Tout nu !

Je me sens tout nu. Plus de couteau, de lampe torche ni de talkie au ceinturon. Plus de cape de pluie ni de gants dans la poche gauche. Plus de marqueurs, bouts de ficelle, stylos, briquets et papiers en vrac dans la poche droite. Remplacé par des clés, un pass' Navigo, un porte monnaie.

Nous voilà de retour, donc, fini le Jambo´FEE, fini les 20 ans de la FEE. Bientôt viendra l'heure du bilan et tout ça, mais dans l'ensemble je pense qu'on peut en être fier. Et moi surtout du mat (Alexandre).

Pas mal d'extrèmes, tant dans le soleil, la pluie et les orages, le vent, les humeurs et les émotions. La vie au grand air, disons. Ça faisait un bail que j'étais pas parti en camp d'été, et même si c'était un camp plutôt court (11 jours au final, contre 2 à 3 semaines en général), c'était bien crevant. Le retour est de fait pas facile. C'est rare mais je trouve la ville bruyante (et pourtant des éclés qui piaillent ça fait du bruit !), il va falloir retourner au boulot pour un mois d'août pas très motivant. Et inévitablement le coup de blues de retour de camp (slash colo, projet ou whatever : le baby blues quoi).

Mais bon, pas de soucis, il fait beau, on va y aller, hophophop !

by Corsac (corsac@corsac.net) at August 04, 2009 06:19 AM

July 22, 2009

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Xfce 4.6 backports installable

Ok, now that thunar-volman has been accepted, xfce4 4.6.1.1~bpo50+1 is now installable in Lenny (for the moment at least on amd64). I just installed it on my Lenny box, and it seems to work fine.

When I have more time, I'll backports some goodies (like xfce4-power-manager) too.

by Yves-Alexis (corsac@debian.org) at July 22, 2009 01:56 PM

July 20, 2009

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De l'art du réveil en douceur

Merci à ana (allumée) et XiBe, qui, en l'absence de commentaire, ont usé de moyens détourner pour répondre à mes angoisses matinales.

Il existe effectivement des réveils de ce genre là. Ils utilisent en fait un bracelet qui visiblement mesure le rythme cardiaque, et en déduit l'activité et donc le moment du cycle dans lequel on se trouve. Et du coup, en déduit à peu près le meilleur moment pour se réveiller.

C'est relativement hors de prix, mais si ça vous intéresse, il y a Sleeptracker et Axbo qui font ça. Je sais pas ce que ça donne dans les faits, mais voilà, ça existe. Un article de masculin.com (sic) en parle, si ça vous intéresse.

by Corsac (corsac@corsac.net) at July 20, 2009 05:08 PM

July 18, 2009

Corsac.net - Echoes

*yawns*

En fait, un trouc qui serait intéressant à inventer, ce serait un réveil-matin qui se calerait sur nos cycles de sommeil. On lui demanderait « réveille moi *avant* 6h » et il se débrouillerait pour nous réveiller en fin de cycle précédent. Du coup, même en cas de réveil très anticipé, ça serait pas trop dur.

Évidemment, ça implique que le réveil connaisse la longueur des cycles, et qu'il la connaisse *avant* l'heure fatidique, sinon c'est déjà trop tard. Il pourrait l'apprendre (je sais pas si on peut facilement détecter ça quand on est un bête réveil), ou bien on pourrait la configurer (mais je sais pas si la durée est vraiment variable). Dans l'idéal, il se débrouillerait pour détecter la longueur des cycles directement pendant la nuit et il ajusterait au fur et à mesure l'heure de réveil. Évidemment si on lui demandait un réveil dans à peine un cycle il risquerait d'avoir du mal, mais on peut qu'au pire il se rabattrait sur l'heure effective de réveil, tant pis.

Et en plus de ça, il préparerait le café.

by Corsac (corsac@corsac.net) at July 18, 2009 04:01 AM