planet ddq

May 18, 2012

Corsac.net − Echoes

Moonrise Kingdom

Allez-y, vraiment. Bon évidemment si vous avez détesté Darjeeling ltd. ou The Royal Tenebaums vous pouvez passer votre chemin, mais je sais pas s'il y a beaucoup de monde dans ce cas là.

Si vous aimez l'univers de Wes Anderson, franchement allez-y, c'est que du bon. Y'a pas un détail qui manque, la réalisation est géniale, la bande son parfaite, les acteurs excellents, c'est un film qui vous donne envie de sourire comme un niais (et de faire des posts à l'avenant). Pour paraphraser Gad, c'est un peu un film « qui vous transforme en Faudel ».

by Corsac (corsac@corsac.net) at May 18, 2012 07:15 PM

April 23, 2012

West Coast News

3 et 30 mois

5kg – 57,5cm
De larges sourires et quelques “aweuh”.
Des journées avec maman, à boire son lait et se prélasser dans un transat ou un hamac; aussi, à écouter des conférences très intéressantes sur les assemblées constituantes, les fonctionnaires chiliens ou New York au 17e s.

Lovée dans l’écharpe des allers-retours dans le métro parisien. Du Yoga, puisqu’il paraît que je suis un peu Californienne par procuration (en plus d’être hawai’ienne, s’entend). Un peu de voiture, mais Chloé me dit que c’est rien comparé à.
Plein de gens, qui ont l’air de me trouver jolie.
France Inter, NPR.
Une soirée d’adieux, un buff flamenco, des épisodes de Treme (un peu moins ces derniers temps).
Des bains à 36°C
Le grand froid, et puis désormais, des cafés au soleil
Ma grande soeur me fascine.
Aussi, elle change ma couche, et elle me veut dans son bain.
Bref, j’ai trois mois.

Ma grande soeur est venue chez le pédiatre avec moi, elle n’avait pas l’air très heureuse quand elle s’est rendu compte que ce n’était pas seulement pour moi. Mais elle a de la chance, elle n’a plus de vaccins avant ses 6 ans.
13kg – 86 cm.
Des chutes au parc en jouant au ballon, des pansements ou de la crème (pas la même que pour les joues ni les fesses).
Des phrases à subordonnée.
Des nuits chez les grands-parents.
Des télésièges et des descentes en ski.
De la croziflette et des cousins.

Du gâteau au citron de maman, et son “banandebread”.
Tchoupi, Crocolou, Petit Ours Brun et 20 rouleaux de peintures dont quelques unes accrochées au mur.
Le bébé alternativement “Chloé quand elle était petite” ou “Léa”, portée en écharpe sur le ventre
Des petites culottes. Des couettes sur la tête. Un manteau en léopard.
Bref, Chloé a 30 mois.

30 et 3

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at April 23, 2012 08:59 PM

March 31, 2012

West Coast News

A la neige

4 jours à Manigod, dans la “maison de neige”, loin des aigreurs parisiennes, c’est bien ce qu’il nous fallait. Même si pour ce genre de délai, tout le boulot qui n’est pas fait pendant les vacances reste à abattre en revenant : donc la prochaine fois, on part 10 jours (ça permet de faire périmer au moins les mails du début) !

Elle en bavait d’envie l’année dernière, voilà qui est fait. Chloé sur des skis, heureuse des nouvelles sensations de glisse. Pas de lake ni de lodge, mais des sommets alpins et des cousins : ça compense, no doubt. Au début elle préfère la montée à la descente, surtout quand avec Timéo et Papa sur le télésiège -- ou simplement fatiguée de ses émotions. Puis ça s’inverse. La neige, l’appart au bord des pistes, sa terrasse, la glisse, le bon fromage, le grand air, et les cousins : check !

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www.youtube.com/watch?v=7S_kgLlMCwU

Pendant ce temps-là, Léa dort, râle, mange, dans une écharpe ou un transat. Même pendant la séance de raquettes, la grande s’éclate (et avance !), la petite s’emmitoufle sous son manteau de portage. Beau temps depuis quelques jours ou semaines oblige, la neige était en quantité, mais un peu glace-le-matin-soupe-l’après-midi. Mais quand on boucle sur le petit téléski de la piste verte, c’est évidemment moins important. La neige a finalement montré son nez juste avant le départ, histoire de mettre juste ce qu’il faut de stress à la redescente dans la vallée, en bons parisiens sans pneus neige ni chaînes et chargés comme des boeufs.

On en a aussi profité pour aller écouter l’excellent quintet Nobody’s Perfect , feat. Olivier à la contrebasse , salle comble et public conquis. Quelques anciens annéciens -- ou assimilés -- nous ont par ailleurs rejoints, pour la musique ou la glisse, ça nous a bien fait plaisir. Et comme dans tout bon road-trip, on avait une automatique et son cruise control, que Manue a même eu le droit de conduire en tant que Californienne de passage.

A la maison de neige

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Alex at March 31, 2012 08:58 PM

February 21, 2012

West Coast News

Muffin Week II : le retour (28 janvier-4 février)

le rythme fut un peu moins intense que l’an passé, principalement du fait que notre invitée du moment n’est pas encore capable de descendre sa part de muffins. Mais normalement, dans un an, Léa, tu y passes!
Heureusement nous eûmes quelques visiteurs de passage, venus saluer la nouvelle venue, pour nous aider un peu…et nous avons pu également constater que le climat parisien est bien plus sec, surtout en hiver, que celui de San Francisco: les muffins se gardent beaucoup moins bien!
Par ailleurs, qui a eu cette idée folle de mettre muffin week en hiver, ça ne permet pas tellement d’utiliser de fruits frais!
Cela étant dit, voici le programme de cette muffin week 2012:

#1 abricots-avoine-amandes
#2 mûres
#3 ananas-coco-rhum (aka Piña colada)
#4 framboise-citron vert
#5 banane coco
#6 orange

La première marche du podium revient à framboise-citron vert, la 2e à ananas-coco-rhum et la 3e à orange, simple mais efficace :)
Rendez-vous l’année prochaine!

NB Il semblerait (merci Marie) qu’une Muffin Week concurrente ait lieu en Irlande en septembre: http://insideireland.ie/2011/08/31/national-muffin-week-5-11-sept-32981/

Voir aussi : http://library.thinkquest.org/2886/foo.htm, dont nous retenons essentiellement :
16 avril : Eggs benedict day
30 décembre : National bicarbonate of soda day

Muffin Week II

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at February 21, 2012 11:53 AM

February 06, 2012

West Coast News

Léa

Nous avons accueilli parmi nous Léa à 2h24 le 25 janvier 2012.

Née dans l’eau et les yeux ouverts, elle pesait 3,5 kg et mesurait 49,5cm.

À sa plus grande joie, Chloé a pu rencontrer sa petite soeur le matin même, au réveil, juste avant que leur papa ne l’emmène à la crèche.

Léa est bien sûr très jolie (et un peu chevelue), comme chacun peut le constater :)

C’est aussi un dragon, selon le calendrier chinois, mais nous lui laissons le soin d’en faire ce que bon lui semblera – même s’il faut bien admettre que c’est la classe.

Léa

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at February 06, 2012 12:28 PM

January 22, 2012

West Coast News

Back to the Beach!

So, when Americans land in France, where do they go? Yes, Normandy, that’s right! Anyway, if not the sunniest, that’s the closest to Paris. And if you’re missing Ocean Beach, why the h*** would you go to a warm and sunny beach anyway?

So on a gloomy December holiday Monday we rented a car (if that’s really a question, yes, we miss the Mustang too), Alex’ parents one being down since just the night before, and headed to Rouen (you know, the place where our common best enemy burnt Joan of Arc). It was freaking cold and gothic, and even though it was about the distance of Santa Cruz from our place, it was not exactly the same feeling. Don’t get us wrong, the stonelace is amazing, but having mussels and fries in a cafe on the main plaza did not exactly felt like having an ice cream while watching the surfers. But Chloe had some mussels, and started a 3-day long orgy of raspberry sherbet. And even had a round of a mini-vintage carousel.

When we left Rouen, we only had one hour of daytime to go, and when we arrived on the coast at Fecamp, it was night, windy and cold. We found a room with a view (yes, a view on the ocean!) that was not too expensive (well, especially if Alex had insisted to pay the reduced rate that we were offered ;) )

Chloe was very disappointed to find out that we were not going to the beach on that same night and we had to entice her with (again) raspberry sherbet and a sausage to console her. We ourselves went “Normands” and had every variation on the menu with apples and hot camembert.

It did the trick and on the morning after she was delighted to see the ocean through our window, even if she had to wait until sunrise to actually see it (remember, we were right at the winter solstice). She was a little surprised at first to find rocks instead of sand, but after we told her that sand was in fact very tiny rocks and vice-versa, she started to have fun collecting them (and having us carry them, of course). We were even blessed with some sun on the cliffs. Before leaving, we stopped at the Benedictine factory, where a smart entrepreneur miraculously found the lost recipe of the monks’ liquor at the end of the XIXth century and made a great business out of it. You can have it at our place now, if you dare!

We did not even take time to have a coffee, because Etretat was waiting! We wanted to have a look at the famous cliffs before heading to lunch with Francisco. Etretat was tremendously windy, but the view from the little chapel on the top of the cliffs was magnificent.

We did not stay for a long time, because Chloe was too excited about having a pizza with Francisco at LH. We picked him up at Sciences-Po Paris-Le Havre, right on the old docks, and he took us to a Brasserie on the beach. Chloe did have some pizza, although she did not eat more than one or two slices…and of course, some raspberry ice cream!

According to the Lonely Planet, “with its friendly, progressive feel, LH is far more than just another ferry port”: we were not fully able to feel that, but the Eglise St Joseph did surprise us in a good way, inside.

We left right before sunset so we could cross the Pont de Normandy by day, and arrived in Honfleur, a very charming town. Probably incredibly touristy and crowded in the summer, but perfectly nice on that December night. Chloe fell asleep in the car, so we decided to postpone the sand beach session for the next day, and found a room and a seafood place to have dinner instead. It’s funny to imagine that some of the most famous French explorers of North America left from this tiny port…And after all we’ve seen in the US (eg Solvang, St Augustine, etc) it did not feel too much like Disneyland ;)

After a good night and a great breakfast, Chloe was ready for a sand beach. A pretty obvious choice was Trouville. The weather was so-so, but she got used to the cold, and was happy to gather shells and build castles for a little while.

Then we went to the Criée, to have fresh shrimps and oysters right from the Ocean and finished our meals in the brasserie le Central, where Chloe could happily have sausages after her shrimps, and we could have yet another apple pie with whipped cream.

Chloe was again ready for her nap and we took the coastal road to Caen, in D-Day country, where we ended up finding a fine spot for kite surf, with crazy aficionados braving the cold and the tide, at Merville-Franceville. We parked in front of the ocean, and spent some time napping and people-watching.

On the same night, we arrived in Caen, where Manue’s aunt Claude lives and spent a very nice night together, with Chloe very very busy collecting beads in a pot and then overthrowing the pot on the carpet and again and again.

To finish our Normandy trip, on the next day, we had lunch in the old city, and could admire some nice architecture again. And it took us about as much time to have lunch in Les Touristes Brasserie, go to Paris, and then from the Periph to our place (about 2hours each!), which meant we arrived too late to return our rental car, and Alex had to do it in the morning, right before catching our 8:15 train for la Chacunière. But he made it!

Normandy

Rouen
Rouen
 
 
 
 
 
 
Fécamp
Fécamp
 
 
 
 
 
 
 
Etretat
Etretat
 
LH
LH
 
Honfleur
Honfleur
 
 
 
 
Trouville
Trouville
 
 
 
 
 
 
 
 
Caen
Caen
Merville-Franceville
Merville-Franceville
 

by Manue at January 22, 2012 06:47 PM

January 20, 2012

Corsac.net − Echoes

Portabilité fail.

Je suis pas sur que le message atteigne beaucoup de gens, mais au cas où… Si vous essayez de me joindre par téléphone et que vous tombez sur un message de votre opérateur vous disant que le numéro n'est plus attribué, c'est « normal ». Orange a arrêté mon abonnement hier à 15h et je n'ai pas encore reçu ma carte SIM Free Mobile… Les choses devraient s'arranger bientôt, mais je risque d'être encore un peu off the grid aujourd'hui.

by Corsac (corsac@corsac.net) at January 20, 2012 06:59 AM

January 17, 2012

Corsac.net − Photos

Corsac.net − Echoes

Vingt mille

 

Je m'en suis pas rendu compte tout de suite parce que ce coup ci c'est pas moi qui était au commandes. Mais en dépilant les photos prises récemment, je me suis rendu compte que le compteur avait bouclé une fois de plus.

Ça veut quand même dire que, depuis le tout début, plus de vingt mille photos ont été prises, ce qui n'est pas rien. Évidemment, comme la dernière fois, ça veut pas dire que j'ai gardé tout, et pour dire vrai j'ai pas vraiment envie de m'amuser à regarder le nombre que j'en ai jetté (soit directement sur l'appareil, soit après en les regardant). Mais tout de même, c'est un gros jalon, encore.

La dernière fois, il s'était passé 887 jours (soit un peu moins de deux ans et demi) entre la première et la dernière photo de la boucle. Ce coup ci, il s'est passé 1219 jours, 9 heures, 36 minutes et 13 secondes, soit environ 3 ans et demi. Nettement plus que la dernière fois, mais effectivement je pense que je me suis sérieusement calmé, au moins au début. Sur la fin beaucoup moins, mais j'avais des excuses.

Donc voilà, pas de bol j'avais jeté, à l'époque, la IMG_0001.JPG (directement sur l'appareil, sans m'en rendre compte). Et c'est Romaric qui a l'honneur de la IMG_9999.JPG (mais j'y suis pour rien, c'est pas moi qui avait l'appareil à ce moment là).

 

by Corsac (corsac@corsac.net) at January 17, 2012 09:32 PM

January 16, 2012

Corsac.net − Echoes

Advocating people for hardware sponsoring

Our Dear Project Leader, Stefano Zacchiroli, regularly mentions the fact that there's an amount of Debian money available for hardware sponsoring of Debian developers, but it seems that not much people benefit from it.

Each time I saw one of this reminder, I wonder if I should apply, and the anser is usually no. The fact is that I don't think any new laptop or desktop to do my Debian stuff, and the last time I bought a box (my x201s last summer) it was not really specifically for Debian tasks so I didn't dare to ask (not to mention the fact I bought it because I did have the money to do so).

And I think this is mostly the problem. I might be wrong, but I think that most people which could benefit from this just don't dare asking or don't estimate themselves eligible for it.

When I saw Ben Hutchings post, where the first thing he says is about how hardware is expensive, I thought « hey, he should get some Debian money for buying new hardware: building kernel is really time consuming and having multiple powerful cores, more ram and fast disks/SSDs really helps ». Turns out that Ben just didn't really want to spend too much money there, but the case still stands. We also see from time to time people saying they'll be offline for a while because of broken laptop or something like that. Once again, maybe those people wouldn't mind some help from the Debian project, and maybe they just don't think about asking, or they don't dare.

So thinking about it a bit more, I think I wouldn't dare asking money for myself, but maybe I could dare asking money for other people (this is a bit like the flattr posts by Raphaël Hertzog, where he incited people to give money to projects he liked). If I'm not alone in this case, maybe those Debian developers who think some of their peers would benefit some hardware could drop them a mail with leader@ on copy, to propose just that. No need for huge publicity on that (in order to not embarass people), though the transparency rules still apply when it comes to Debian money.

What do you think? It's not really a formal proposal (thus the post on my blog and not a mail to -project), but if that fits you, then nobody prevents you to start yourself. And if you consider it a bad idea, well, nothing forces you to do anything.

by Yves-Alexis (corsac@debian.org) at January 16, 2012 08:05 PM

January 10, 2012

West Coast News

Approaching…Muffin Week!

According to the official calendar (soon to be amended with a mention of the moon), the 2012 Muffin Week is bound to start on Saturday January 28th.
Get ready!

by Manue at January 10, 2012 09:07 AM

December 28, 2011

Corsac.net − Echoes

Corsac.net − Gallery

December 22, 2011

Drôle de quartier

De la part de Yap ...;-)

Ça y est .... Les jours rallongent ...:-))

''Origine de Noël - LEXILOGOS >> www.lexilogos.com/calendrier_noel.htm Cette année, le solstice d'hiver a lieu le 22 décembre 2011, à 6 h 29 (heure de France, ou 5 h 29 TU). ...''

Joyeux Noël :-)

by catou at December 22, 2011 12:19 PM

Corsac.net − Echoes

December 19, 2011

Corsac.net − Echoes

Faut bien payer ses impots...

En regardant rapidement les concerts à venir sur le site de la FNAC, je me suis rendu compte d'un truc marrant. En 2012, (re)monteront sur scène, en France :

Je suis pas le dernier a adorer les groupes des seventies, m'enfin quand même là, faut pas abuser. Ritchie Blackmore ça fait trente ans qu'il joue du folk-rock médiéval, je sais pas trop ce que ça va donner sur Smoke on the water quoi.

by Corsac (corsac@corsac.net) at December 19, 2011 09:10 PM

December 07, 2011

West Coast News

After almost two months…

So we left. And so we arrived. Two weeks after boarding on a plane in NYC, we were the proud renters of a “4 pièces” (3BR 1BR – yes, you count right, that makes one for guests) in the 11th district in Paris, almost next door to the Bastille (that’s for the American in Paris in you) and perhaps more accurately to the Place de la Nation.

Alex has started his new job, Chloe her new daycare (at Alex’ workplace) and Manue is trying to start writing the Thing, as she affectionately calls her dissertation. On her daily commute, she replaced the Bay Bridge by the Passerelle Simone de Beauvoir, that connects Bercy to the Bibliothèque Nationale, the Rive Droite and the Rive Gauche (Right Bank, Left Bank, a shortcut for East and West Coast).

Alex spends his days at the “Ministère”, a.k.a. “Bercy”. The first days he couldn’t stop thinking about the last scene of L’auberge Espagnole. Everything was so familiar, like he never quitted and things didn’t move at all during this time – though most of his former co-workers got promoted. Elevators are as 1984-like as before, computer network is as bad as it was (and he can still hack his computer to get it better), unknown protests still gather once a week in front of the massive building – and are still ignored, they still can’t hear each other at lunchtime because of the disproportioned width of the lunch tables (so you have to speak loud – and everyone does), and doors still slam with the same 2,3-second “ssshh-slak!” in every single office. And look, he’s again just complaining, like we – and any other Parisian – used to. But that’s so good to have co-workers again, and take more than a 20-minute BLT run at lunchtime. As it is to work on public policies – although he’s a little nostalgic about his last lines of code.

Chloe is getting used to the new environment. She does not quite get why the top does not go down on her Grandpa’s car and she definitely finds that there is not enough beaches in this new town. But in exchange, she gets more carrousels, and also a great thing: cousins! and also new friends.

It’s a little confusing to get back to a Parisian routine. Some things are way better and simpler than in San Francisco: getting a fresh baguette for less than one euro, having a good espresso or even a ristretto everywhere etc. Some others are trickier, in the absence of a Whole Foods. Escaping for the week-end is way more of a hassle, too : no ready-to-go Mustang in front of the house, nor wild ocean or magic forests within a one-hour drive – and we’re not even speaking about kitesurfing just across the bridge (not sure we can try on the Seine…).

Regrets ? Too soon to speak. We left California with flip-flops and sunglasses in summertime, crossed the country during an amazing 6-week road-trip, and landed in Paris in October, just in time for short daylight, rain, cold temperatures, and back to work (in suit & tie) after 4 months off. We would probably not be totally fair :-)

by Manue at December 07, 2011 09:59 AM

November 26, 2011

Corsac.net − Echoes

October 31, 2011

Corsac.net − Echoes

Halloween

C'est peut être parce que cette année Noémie est avec nous (depuis plus de 72h), ou peut être parce que les américains sont revenus et que pour eux Halloween c'était signe de balade dans les rues pour voir la gay pride déguisée en zombies. Peut être parce que cette année (hormis Eurodisney et le parc Astérix) y'a pas eu de battage médiatique autour de ça.

Cette année j'ai bien aimé Halloween. On a croisé un zombie ou deux dans la rue, qui avaient en dessous de diz ans, et on a même eu trois petits monstres qui sont venus sonner à la porte en fin d'après-midi pour avoir des bonbons ! Bon par contre on n'était absolument pas préparés, du coup on n'avait que des bonbons au coquelicot du mariage à leur offrir, mais on leur a pas dit, c'était rouge, ça s'est pas vu, par contre ils auront peut être une surprise en les goûtant, ils essayeront de deviner ce que c'était, et pis comme ils étaient moyennement déguisé ça leur apprendra.

À petite dose, ça me va (et le doodle du jour était mignon, si je puis dire. (ils ont vraiment d'énormes citrouilles là bas).

by Corsac (corsac@corsac.net) at October 31, 2011 07:27 PM

October 19, 2011

Corsac.net − Echoes

Debian grsec kernels

I received recently a mail about my attempt to provide Grsecurity kernels in Debian. The sender found the bug by accident, and asked me why I didn't do some more publicity here. So here we are.

I won't go into details on what grsecurity is, it's fairly complex. But it's basically a hardening patch for the Linux kernel, with three main components:

  • the PaX patch, which purpose is to harden the memory layout of the Linux kernel and improve existing options: enforcing of non-executable memory pages (userland and in kernel), W^X (no page marked as writable and executable), ASLR, prevention of invalid userland pointers dereference, copies between userland and kernel memory…
  • RBAC (Role Based Access Control), an implementation of Mandatory Access Control
  • various hardening features: /proc restrictions, chroot restrictions, kernel symbols hiding etc.

A lot of this touches low level stuff in the kernel, especially memory management. Ideally this patch would be pushed upstream, but Brad Spengler (grsecurity main developper) already said he wasn't interested in upstreaming it and upstream already said the patch was too huge and invasive to include it like that (especially since the original authors aren't interested in maintaining it upstream). There's an ongoing effort to split the patch and merge things little by little, but in the meanwhile having a mid-term solution would be nice.

I know Debian users rebuilding grsecurity-patched kernels themselves, and I know some of them would appreciate having them included in the Debian kernel. Fortunately, the linux-2.6 source package has a nice feature which is called featureset. Basically it's a way to build some (binary) packages using a different set of patches and a different config. For example this was used to provide xen/openvz/vserver patchsets, and is now used to provide rt kernels.

So I though it'd be nice to provide a grsec featureset, and starting doing the work. I have a working setup for producing those kernels, so I've opened a wishlist bug against the kernel (#605090) to have this merged.

Those packages follow the sid kernel. There's an ongoing work for Squeeze, but it's a bit harder there because both the grsecurity patchset and the Debian kernel ship a whole lot of backports to the Linux kernel, meaning the grsecurity patch doesn't apply directly to the Debian source package. Basically I need to remove some of the hunks (since they are already applied to the source) and port some others (since there are some backported code not present in the vanilla 2.6.32, for example the drm code).

Until the patches are merged and the bug is closed, I host some of the built packages at:

deb http://molly.corsac.net/~corsac/debian/kernel-grsec/packages/ sid/

The repository is signed by my key which you can add to your apt setup using apt-key add. If you want to rebuild the packages yourself, here's the method:

mkdir kernel-grsec
cd kernel-grsec
svn checkout svn://svn.debian.org/svn/kernel/dists/sid/linux-2.6
git clone git://anonscm.debian.org/users/corsac/grsec-patches.git
wget http://www.kernel.org/pub/linux/kernel/v3.0/linux-3.0.tar.bz2
wget http://www.kernel.org/pub/linux/kernel/v3.0/linux-3.0.tar.bz2.sign
gpg --verify linux-3.0.tar.bz2
cd linux-2.6
apt-get build-dep linux-2.6
export QUILT_PATCHES=../grsec-patches
quilt push -a
python debian/bin/genorig.py ../linux-3.0.tar.bz2
debian/rules orig
fakeroot debian/rules source
fakeroot make -f debian/rules.gen binary-arch_amd64_grsec_amd64

You could also do dpkg-buildpackage, pdebuild or whatever. Kernel handbook is a nice reading too if you want more information on how to rebuild Debian kernels. The quilt push -a may fail if you checkout an svn version more recent than mine. I try to keep patches up to date but I usually have some delay.

Note that installing the kernel will require installing linux-grsec-base package. Binary is not yet available on my mirror but you can easily build it. Source can be found on git.debian.org.

If you're interested by this, don't hesitate to mail me or the bug.

by Yves-Alexis (corsac@debian.org) at October 19, 2011 09:09 PM

October 13, 2011

Corsac.net − Echoes

Fun with network cards

The issue

This morning (while I was running late for an appointement) I had a very weird stuff happening on my Thinkpad T61 laptop. Since I recently offered myself a shiny Thinkpad x201s, I have to admit I don't use much my T61 anymore. But this morning I had to print a page (for this appointement) and, as I didn't yet configured my printer on the x201s, I went to the T61. But I noticed that the network was down. I've tried quickly on wireless but, bad luck, my current wifi setup selects the channel automatically and it prefers choosing channels which aren't available in the US. Guess what, my T61 comes from the US and has those channels completely disabled, so no wireless available either.

The investigation

I first tried to

modprobe -r e1000e
modprobe e1000e

to see if it fixed the problem, but it didn't. Worse, the interface disappeared and never reappeared. I tried to reboot but it didn't fix the problem, the link was still down. Running really late, I put the file on a usb key and printed it from the powerbook and postponed the fix for later.

Now, this evening, I tried to investigate a bit more. Symptoms weren't only that the nic wasn't working, but there was a high load on the system (1-2 at idle), unresponsiveness every second or so, and watching top I could see spikes of high cpu usage for the kworker kernel thread. Typing that on google you can find a lot of people running on this issue, usually starting around kernel 2.6.36 or 2.6.37. Now, I might have upgraded the kernel recently to 3.0.0-4, but that didn't look related since the problem first appeared when the laptop was up and running. And I tried to reboot under 2.6.39, 2.6.38 and even 2.6.32 and the problem was still present. Each time, unloading the module would fix the problem, but loading it again wouldn't make the interface reappear. People advised to boot with pcie_ports=compat but that didn't do anything. I tried to boot without intel_iommu=force (disable Intel Vt-d) and pcie_aspm (Active State Power Management) but nothing either.

Considering a userland issue, I've tried to boot a grml live distro (always keep a grml.iso in your /boot, extlinux-update will even put it in your menu automatically), and the problem was still present. So not a Debian kernel issue, not a userland issue, only thing left was the laptop. I didn't update the Bios recently, so I wondered exactly what could be the problem. I started to feel a little bad, since I still really like that laptop, and that I already decided to lend it to my sister since her own T61 is sitting with a dead system board in my shelf. I know she might have some negative waves, but she was not even landed when the problem first appear.

The fix

Then I had a flash. It's not mystery that I'm used to break network cards, and I had the bright idea to shutdown the laptop, disconnect AC and battery, then let it idle a bit. I even tried the secret Thinkpad power button code but I think it's unrelated. Then I re-plugged the battery, booted to grml and the issue was gone. I rebooted on the standard Debian and the link was up, network was working.

So what happenned?

The (tentative) explanation

My guess is that, somehow, the network card firmware has an issue and choked on something (a network frame or an attack exactly like the one we demonstrated on ASF firmware). In fact, no, I don't think it's the e1000e firmware. My T61 comes with Intel vPro, which includes AMT (Active Management Technology), a remote management solution a bit like ASF but more advanced. As far as I know, AMT firmware always runs, even when it's disabled, it's just completely idle. Idle, but in this case I think it choked on something, and a reboot isn't enough to restart the AMT firmware. But a real hard reset without any power seems to do the trick.

What next?

Well, a part of me is pretty scared, but another is just bored. I mean, we know about that, that's exactly the kind of issue we are warning people of. I have no idea what exactly happened, and there's no way I'll be able to reproduce that, but I'm pretty sure it's something lying at a pretty low level in the platform, and which can severely disable your workstation. Now if it happens again I won't lose too much time on this.

TL;DR: helping other people

In case you came here because you searched on google terms like “kworker cpu usage”, e1000e, interrupts, it might be a good idea to first reboot on a live CD to eliminate installation issues, then shutdown the laptop, remove the battery and let it few seconds idle. This might be enough to reset “something” inside and fix the situation.

by Corsac (corsac@debian.org) at October 13, 2011 08:44 PM

October 12, 2011

West Coast News

X-Country 7: Atlantic Coast

Ca y’est, nous voilà enfin de l’autre côté. Après le Pacifique, les Rocheuses, le Midwest, le Sud, l’Atlantique se montre enfin. Un petit air familier malgré tout, comme si on en connaissait vraiment déjà un bout. Les villes-plages continuent de pulluler le long de la Floride, mais disparaissent pour la plupart dès qu’on remonte un peu vers le Nord, dès la Géorgie; la fraîcheur relative nous permet néanmoins de rouler capote ouverte le long de l’océan, un petit air de déjà vu (mais la mer est du mauvais côté!). On enchaîne les villes “historiques”, chacune un peu pédante à sa manière: St Augustine se targue d’être le premier spanish settlement continu (et entretient – voire reconstruit – ses maisons au style colonial), tandis que Savannah et Charleston nous rappellent leur passé de riches plantations – esclavagistes, la deuxième ayant reçu le titre de best-mannered city in the USA pas moins de 11 années de suite. Tout ça reste très joli, et bien différent des étapes précédentes, mais on ne se sent pas complètement chez nous non plus (mais toujours plus que dans les petites villes perdues du fond du Nevada ou du South Dakota), même si quelques artistes fleurissent dans la région dans un style tout à fait contemporain.

Pressés par le temps, nous ne voyons de la Caroline du Nord qu’une Waffle House et une station essence, et préférons nous arrêter à Richmond, capitale des confédérés, où on en remet une couche sur la Civil War, au grand bonheur d’Alex qui ne connaissait pas beaucoup plus que drapeaux et couleurs d’uniformes (merci les Tuniques Bleues). On arrive enfin dans le district-ville-capitale, D.C., créé de toutes pièces pour satisfaire les besoins d’un gouvernement central, dont les habitants payent des taxes fédérales sans avoir aucun élu les représentant au Parlement. C’est très spacieux, imposant, et cher – comme toute capitale (et ça ressemble un peu à Paris, pour tout dire; autant l’architecture que l’ambiance fringuée et “administrative”). Mais la Maison Blanche et le Congress sont superbes, c’est tout juste si on y entend pas le générique de West Wing en passant devant. C’est là qu’on commence à voir une concrétisation du mouvement de protestation Occupy Wall Street, parti de New York, et soutenu par un certain nombre d’autres grandes villes américaines. Chloé passionne les photographes, mais notre histoire déçoit les journalistes, qui auraient bien aimé avoir trouvé la famille hippie activiste californienne qui avait traversé le pays exprès pour venir manifester à D.C. contre les méchants capitalistes.

Rapide passage à Baltimore, way down in the hole, où on a mangé plus de blue crabs que croisé de manifestants, puis Philadelphie, qui au-delà de son Independence & Constitution center – très bien fichu, nous laisse un souvenir mitigé. C’est toujours dur de se faire une opinion en moins de 48h, surtout qu’on était un peu fatigué, mais on n’a manifestement pas eu le temps de croiser la soul de la ville (no offense Victor, ça n’est que partie remise – et à charge de revanche pour la maison!). Dernier passage à la plage, surtout pour la sieste bercée par les vagues, et dernière nuit de camping avant notre destination finale. Les derniers miles sont proches, les derniers jours aussi.

Enfin New York, où nous passons 4 jours en grande partie à Brooklyn (un grand merci à nos hébergeuses), dans laquelle on se sent bien, aussi parce qu’on connaît déjà. Pas de pression pour tout visiter, ce qui nous permet d’apprécier tranquillement brunchs et soirées entre amis, donner nos tapis de sol et matelas aux manifestants de Wall St, découvrir la reconstruction autour de Ground Zero, et flâner sur les waterfront avec vues splendides sur Manhattan. Le temps aussi de vendre la Mustang, à prix honnête, à un papa du New Jersey qui en fera cadeau à sa fille de 16 ans (y en a qui ont de la chance) – elle avait déjà une voiture, comme ses deux aînés et chacun des deux parents (oui, ça fait 5), mais les 80cm d’inondation dans la rue apportés par Irene le mois dernier en avaient mis l’électronique à trop rude épreuve. Fin de l’aventure de la route, fin des aventures américaines – pour le moment.

Feelings packed, on décolle de Newark avec une petite larme, mais c’est bien sûr un peu plus compliqué que ça. Encore un peu tôt pour rentrer dans les détails, mais en gros, on (s’)en sort bien.

Atlantic Coast

Florida atlantic coast
Florida atlantic coast
 
 
St Augustine, FL
St Augustine, FL
 
 
 
 
 
Savannah, GA
Savannah, GA
 
 
 
 
 
 
 
Charleston, SC
Charleston, SC
 
 
 
 
 
 
 
Magnolia Plantation, near Charleston, SC
Magnolia Plantation, near Charleston, SC
 
 
 
 
 
Richmond, VA
Richmond, VA
 
 
Washington, D.C.
Washington, D.C.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
#OccupyDC
#OccupyDC
 
 
 
 
Baltimore, MD #OccupyBaltimore
Baltimore, MD #OccupyBaltimore
 
 
 
 
 
 
 
Philadelphia, VA
Philadelphia, VA
 
 
 
 
 
#OccupyPhilly
#OccupyPhilly
 
Apple Store, Philadelphia
Apple Store, Philadelphia
 
 
Island Beach State Park, NJ
Island Beach State Park, NJ
 
 
 
 
 
New York City, NY
New York City, NY
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
#OccupyWallStreet
#OccupyWallStreet
 
 
 
 
 
 
Liberty Tower, New York
Liberty Tower, New York
 
 
 
 

by Alex at October 12, 2011 10:20 PM

October 07, 2011

West Coast News

October 05, 2011

West Coast News

X-Country 6: Gulf of Mexico. It’s really all about the beaches…

Ici, il fait très chaud, et humide, mais au moins, il y a la mer. Et pas n’importe laquelle. Au poins que des Californiens (nous) sont près à admettre qu’elles y sont plus belles qu’en Californie. Il faut dire qu’avec du sable tellement fin qu’il crisse sous les pieds, et tellement blanc qu’il fait mal aux yeux, et une eau turquoise comme on en voit dans les films, et chaude au point que même YAP y est allé sans hésiter, ce ne serait pas très honnête de bouder son plaisir, surtout quand on s’est baigné plus dans la dernière semaine qu’en deux ans de Californie. Et pour tout dire, nous n’attendions pas autant de cette côte, ce “trajet tampon” entre la Nouvelle-Orleans et Miami. D’accord, cela ne vient pas tout de suite, la première plage convenait certes à Chloé, comme premier bac a sable depuis le lac Tahoe, mais il venait de pleuvoir et l’eau était encore brouillée par les alluvions du Misissippi. Mais passé Mobile, et encore dans l’Alabama, c’est une autre histoire.

La cuisine est toujours épicée, mais ce sont les huitres crues que l’on trempe dans la hot sauce, et la soupe de crabe a un arrière gout de cannelle: on est toujours dans le sud, mais au bord de la mer. Et nous avons trouvé la plage parfaite, à South Walton: eau propre et turquoise, sable fin et blanc comme du sel, bassin de marée encore plus chaud pour que Chloé patauge, transats et parasols gratuits et dispos, espresso et glace maison (yum butter pecan) en traversant la rue (on vous a déjà dit qu’aux US on ne peut jamais prendre un café en terrasse SUR la plage?), douches-toilettes et tables de pique nique a l’ombre.

Bon alors c’est vrai aussi que le golfe, ce sont aussi les marais plein de crocodiles (pas vus) et de moustiques (vraiment pénibles, au point qu’on aurait dit que Chloé avait la varicelle), et les nuits encore chaudes – ou on ne peut pas ouvrir la tente pour avoir de l’air (cause moustiques), ni enlever le double toit (cause saison des pluies). D’où un petit craquage de budget quand nous allons au “southernmost point of the continental USA” a 25° de latitude (nevermind they are an island) a Key West, et faisons l’expérience du resort-avec-piscine-et-plage-privée (en même temps, c’est typique, il nous faut vraiment une clim, et en plus y’a plus vraiment de plages publiques à Key West).

Donc globalement, malgré un air de village vacances continuel, et sa population quand même un peu bourrine parfois, plutôt bonne surprise pour la Floride (et encore on n’a pas encore vu de verger d’oranges).

Bon, ah oui et sinon, il y a Miami. Qui est un peu une plage, avec l’ambiance qui va avec. Et qui vit de l’époque art déco. En cette saison, pas trop d’exhibitionnisme, seulement des mini shorts. Mais aussi plein de communautés du golfe, qu’évidemment on ne trouve pas sur l’autre côte: little Haïti, ou nous sommes très gentiment logés chez une amie d’amie, haïtienne mais qui fait ses études ici, et bien sûr Little Havana, où nous dînons et prenons un verre dans un décor qui rappelle l’Espagne et l’Amérique latine, avec un autre ami de cette amie (merci Vio!). Manue s’y fait aussi couper les cheveux (très court et pas cher, histoire de s’alléger un peu pour le voyage dans la chaleur) en papotant en espagnol sur les plus belles plages du monde (à Cuba) et le plus mauvais système politique du monde (devinez où). Et la voilà avec une coupe muy sensual, muy moderne, muy Miami. Hombre.

Gulf Coast

 
 
 
 
Mobile, AL
Mobile, AL
 
 
 
 
 
 
 
 
 
South Walton Beach, FL
South Walton Beach, FL
 
 
 
 
 
 
St Petersburg, FL
St Petersburg, FL
 
 
 
 
 
 
Miami Beach, FL
Miami Beach, FL
 
 
 
 
 
 
Little Havana, Miami, FL
Little Havana, Miami, FL
 
 
 
Key Largo, FL
Key Largo, FL
 
Key West, FL
Key West, FL
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bahia Honda Key, FL
Bahia Honda Key, FL
 
 
 
 

by Manue at October 05, 2011 03:14 AM

October 02, 2011

West Coast News

2 ans

Je sais dire mon nom. J’ai d’ailleurs de plus en plus de mots (plusieurs nouveaux par jours!), et proportionnellement de moins en moins en anglais, malgré les efforts de maman pour me parler dans cette langue de temps en temps (mais je sais bien que ce sont les autres gens qui la parlent – et d’ailleurs parfois j’ai aussi des mots en anglais qui me viennent, comme ça). Le rodtrippe me donne l’occasion d’apprendre des mots tout à fait exotiques, comme Minnesota, Chicago ou dauphin.

Je me suis faite piquer par une guêpe pour la première fois: ma main toute gonflée m’a faite très peur! Depuis, les fourmis rouges s’y sont mises un peu aussi, mais j’ai l’impression que je les domine mieux. Et je me suis tellement faite dévorer par les moustiques dans les marais de Floride qu’on dirait que j’ai la varicelle. J’espère bien que cela va me donner droit à plein de nouveaux pansements.

Comme je vais souvent à la plage ou à la piscine (ou au lac, à la rivière…) ces derniers temps, je deviens de plus en plus à l’aise dans l’eau, surtout s’il fait chaud. J’arrive presque à nager en me tenant aux marches de la piscine, et j’accepte presque que les vagues me passent près de la tête; j’ai appris que ma défense, c’est de faire des bulles et de souffler dès que l’eau m’approche. J’ai eu très peur à des jeux d’eau pour grands au zoo de New Orleans, mais finalement je crois que je ne suis pas traumatisée.

J’ai compris le principe de la maison qui change tout le temps, et j’aide même papa à ramasser du bois pour le feu.

J’ai découvert que je pouvais crier n’importe quand pour attirer l’attention. Ca marche plus ou moins bien, mais ça me fait bien rire.

Papa et maman m’ont montré un dessin animé (“simémé”). C’est fascinant. J’ai parfois un peu du mal à savoir si ce qui se passe est pour de vrai et si c’est juste une histoire, mais papa et maman essaient de me rassurer quand parfois ça me rend triste.

Globalement j’adore les histoires, celles qu’on me lit, celles que racontent les chansons, et celles que je m’invente avec mes petits animaux en plastique et mes jouets en général.

Je mange comme un ogre, et découvre la junk food avec appétit: pizza, hot dogs, hamburgers, ketchup (dont la découverte ravive mon gout pour les frites), glaces à l’eau et nuggets me ravissent le palais (et l’estomac). Papa et maman disent qu’il est temps que je rentre en France, mais je vois pas le rapport. Si ça veut dire qu’on va prendre l’avion et revoir Nomimi et les autres, ça me va.

2 ans

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Alex at October 02, 2011 02:45 AM

September 27, 2011

West Coast News

X-Country 5: Mississippi river

Globalement, le Mississippi et son bassin, c’est les Etats-Unis, à peu de choses près (et c’est une Californienne qui dit ça). Impossible donc de faire l’impasse sur la grande vallée qui irrigue et fait circuler tout ce continent (et qui de plus a fait partie du royaume de France, autrefois). Bien sûr, comme toujours, suivre son cours en voiture ne permet pas de le vivre en profondeur, mais donne un aperçu, met des images, des sons et des goûts sur ces morceaux d’Amérique si pauvres et si riches à la fois, et qui nous laissent songeurs et chanteurs jusque de l’autre côté de l’Amérique.

Au fil de l’eau, on prend le temps d’ y entrer. Destination de l’exode du sud, Chicago est restée pour nous cette ville pragmatique d’affaires, aussi ne sera-t-elle que lors d’une prochaine visite la ville du jazz, de la nouvelle vie des noirs du Sud. Springfield, capitale de l’Illinois et ville d’exercice de Lincoln nous rapproche de la guerre de Sécession et de la question de l’esclavage. St Louis, où se rencontrent Missouri, grand affluent qui prend sa source dans les Rocheuses et le Mississippi, est le symbole de notre sortie de l’Ouest, comme elle en était le symbole d’entrée du temps des pionniers, ce qui est aujourd’hui marqué par une grande arche (de 200m de haut, le guide l’appelle la “Tour Eiffel de l’Ouest”) en dessous de laquelle se trouve un musée sur la conquête de l’Ouest. Les “hot wings” très épicées, consommées dans un pub irlandais du quartier nommé Soulard (en français dans le texte) nous rappèlent cette croisée des chemins entre trappeurs français, pionniers américains et cuisine du sud (et donc héritage de l’esclavage, et de la culture africaine-américaine).

Déjà ici, comme en aval, les villes sont loin d’embrasser le large fleuve boueux, utile pour communiquer, transporter, vendre, acheter, mais qu’on enserre dans des murs de peur de ses eaux envahissantes. Murs qui portent les marques des crues passées et des fresques honorant la mémoire locale, du jazz au coton en passant par la (dé)ségrégation et la conquête de l’Ouest.

Plus au sud encore, Memphis nous plonge plus directement dans le Sud et sa musique. Une ville loin d’être riche, mais qui est un lieu de pélerinage pour maints fans d’Elvis (nous avons honteusement évité ou plutôt, pas choisi comme priorité, Graceland, la demeure du King), et aussi évidemment haut lieu du blues, et pour ça nous n’avons pas été déçus par notre soirée chez BB King sur l’inévitable Beale st. Nous sommes également passés au musée sur la lutte pour les droits civiques, qui documente en détails toutes les étapes légales, juridiques et de société pour mettre fin à la ségrégation, longtemps après la fin de l’esclavage. Cela donne une très longue expo (demandez à Chloé) mais qui permet de se rendre pas mal compte de ce que ça prend de changer une sociétè en profondeur, et que les lois sont une conquête mais ne règlent pas tout. Non loin de là, les premiers champs de coton défilent, captivants et blancs, les plants si bas qu’on se voit se casser le dos à les ramasser, aux fruits si doux à l’intérieur mais à l’écorce si piquante.

Et vient le delta. Là, la terre devient si basse et plate que le Mississippi divague et se perd et change de cours dans ses propres marais. Et c’est dans ces bras entrelacés, la région la plus pauvre du pays, terre d’esclaves, puis de métayers, qu’est né et vit toujour le blues, dont la capitale est Clarksdale, que nous ne voyons que de jour et par son musée, et pas dans ses cabanes à blues qui font vibrée son âme à la nuit tombée. Le long de la Highway 61, qui suit le delta (la même que revisita Dylan), les dollar store et les pawn shops trahissent la pauvreté…l’uniformité de la population…noire…parle aussi. Les plus belles maisons sont les plantations ou les églises.

Nous retrouvons la guerre de Sécession à Vicksburg, assiégée par le Nord pour contrôler le Mississippi et couper les forces confédérées et dont le petit musée, privé, invite sans insister à ne pas oublier le Sud, la Confédération, malgré sa défaite, tout en étant principalement un prétexte pour expose des maquettes de bateaux faites par le club local, depuis les galions espagnols jusqu’aux sous marins de la seconde guerre mondiale (voire les avions d’Iraq).
Nous commençons à y voir l’architecture élégante des grandes maisons à balcon de fer forgé, fierté du sud.

Après tant d’eau, et de plus en plus, nous arrivons à la Nouvelle-Orléans. YAP devant nous rejoindre le 2e jour, nous réservons le quartier le plus emblématique (mais pas le plus dépaysant, pour un Parisien), le Vieux carré, pour son arrivée, et commençons par une journée où nous vivons plus la ville que nous la visitons, en allant au zoo (pour Chloé, et pour voir des “swamps” et leurs alligators si caractéristiques de la région mais que nous n’aurons pas le temps daller voir, et qui seraient d’ailleurs trop chauds et moustiqueux pour Chloé). En route depuis l’hôtel, nous admirons d’immenses maisons et visitons des quartiers résidentiels dont l’ambiance rappelle un peu San Francisco, et des villes d’Europe du Sud. Ça nous plaît, et aussi le quartier gay du faubourg Marigny où nous allons prendre le café ensuite, et écouter du jazz, puisque c’est là qu’il est né.

Le French Quarter, par comparaison, est moins serein. A commencer par la très vulgaire Bourbon st, qui vit la nuit d’alcool, de musique, de sexe, de t-shirts puérils pour enterrement de vie de garçon, et où les enfants ne peuvent pas entrer au restau pour cause de video poker. Bien sûr, il ya de très belles maisons (Royal st), une jolie grand place qui donne sur le Mississippi, une expo poignante sur Katrina, de bons restaus, une cool salle de jazz et les cocktails (avec ou sans alcool) sont tout de mêmes bienvenus en fin de journée. Mais finalement, peut être surtout avec Chloé, et notre expérience de vie à SF aidant, nous apprécions aussi les villes un peu autrement.
De tout cela reste une impression qu’ici, nous pourrions vivre, à condition de s’habituer à la chaleur, en évitant le Vieux Carré comme nous n’allions jamais ou presque à North Beach et Marina à SF.
A l’occasion d’un post-doc peut être?

C’est en tout cas assez fun de retrouver YAP au café au détour d’un bloc et de vivre un bout de road trip avec lui pendant quelques jours. Chloé n’a pas complètement l’air de mesurer le random de la chose, mais en tout cas elle apprécie le nouveau compagnon de jeu/lecteur de Boucle d’or/dessinateur de poissons/porteur sur épaules…

Mississippi river

Springfield, IL
Springfield, IL
 
 
 
St Louis, MO
St Louis, MO
 
 
The Louisiana Purchase (soupir)
The Louisiana Purchase (soupir)
Cape Girardeau, MO
Cape Girardeau, MO
 
 
 
 
 
 
 
Memphis, TN
Memphis, TN
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Clarksdale, MS
Clarksdale, MS
 
 
 
 
 
 
 
 
Vicksburg, MS
Vicksburg, MS
 
 
 
 
 
 
Bâton Rouge, LA
Bâton Rouge, LA
 
 
New Orleans, LA
New Orleans, LA
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at September 27, 2011 03:46 AM

September 26, 2011

West Coast News

September 19, 2011

West Coast News

X-Country 4: Midwest cities

Donc, le midwest, c’est le maïs à perte de vue, le fromage du Wisconsin (150 producteurs au moins, c’est la “France des US”), les odeurs de fumier et les machines qui vous bouchent une autoroute, les travaux continuels (“In the Midwest, there are two seasons: winter, and construction”) mais ce sont aussi des villes, de grandes villes, même, qui valent le détour et changent un peu votre vision de cette région.

Rapid City, avec son Downtown “revitalisé” (aux US beaucoup de villes ont un centre ville dépeuplé et glauque du fait de l’american dream de la petite maison dans la banlieue, en gros – pour ne citer personne, Sioux Falls est bien placée dans cette catégorie), ses bâtiments de briques pimpants, ses super restos (ok, on n’en a testé qu’un mais on s’en pourlèche encore, le Tally’s Silver spoon) etc donnait déjà un avant goût de ce que pouvait donner une population plutôt éduquée, des revenus fédéraux liés à la Défense et la Recherche, et l’argent des touristes.

Nous avions d’abord renoncé à Minneapolis, notre contact local n’y étant pas au moment de notre passage, mais à la dernière minute nous avons décidé, en relisant le guide, de pousser jusqu’à la capitale du Minnesota, qui constituait un petit détour. Nous avons bien fait, car nous y avons découvert une ville totalement ancrée dans sa région agricole, marché et lieu de transformation des produits, mais aussi une ville avec une culture urbaine franchement sympathique alimentée par un culture ouvrière syndicale et mutualiste. Le surnom de Minneapolis est “Mill city”, la ville-moulin, et en effet le long du fleuve (le Mississippi, déjà!) on y trouve les vestiges plus ou moins conservés de toutes les minoteries qui tiraient leur énergie des rapides du cours d’eau, au moyen d’un ingénieux système de dérivation. Du coup cela ressemble un peu à quand les moulins de Pantin seront bo-boisés façon canal, et ça fonctionne assez bien. Perso, je me passerais du “Nicollet Mall”, une prétendue rue piétonne bordée de centre commerciaux (un hybride la 3rd st Promenade de Santa Monica et du bld Haussmann) mais j’achète complètement le musée construit par Gehry sur le campus de l’U of M (encore une boulette d’alu froissé) et le jardin de sculptures botanique. Et la cuisine éthiopienne d’un restau trouvé par hasard ne gâche rien, ni le restau un peu hype-bad boy immature Hell’s kitchen dont les desserts valent le détour (et ils offrent des faux raffole aux gamins). Bref, bon coup de coeur.

Madison, c’est différent, croisement bizarre d’une capitale administrative d’un état rural et un peu conservateur et d’une College Town, le tout sur un isthme entre deux lacs, comme pour garantir que tout cela n’ira pas très loin. Cela donne des trucs chouettes comme évidemment des cafés fair trade-espresso-wifi-jeux de société (on l’aura compris une quête de tout le voyage), et une fromagerie digne du 11e arrondissement. Des trucs intéressants aussi, quand les étudiants de l’UW se mobilisent contre les mesures antisyndicales de leur gouvernement, cela donne un face à face très direct (et des distributions de pizzas gratuites aux manifestants sur State st, la rue qui relie le Capitole à la fac).

L’autre ville, évidemment, c’est Chicago… Difficile de tout en dire, c’est évidemment tout un univers où nous n’avons passé que 2 jours et demi, et même pas été écouté de jazz. Je vais donc me contenter d’exprimer un peu l’effet que cette ville nous a fait. Pour résumer:
- on a été bluffés par le site et l’architecture, la place de l’art en général. De la statue de rue (le snoopy dans le blender de dubuffet, un miro – femme, étoile et oiseau probablement, un Picasso…) au fameux Cloud Gate (le gros haricot qui reflète la skyline) en passant par les buildings Arts déco ou sévèrement 60ies. A découvrir à pied ou mieux, en bateau, sur une croisière de l’Architecture Foundation.
- cela nous a vivement rappelé Paris, effet grande ville sauvage après la longue traversée de l’ouest rural. Et choc après deux ans de ville bisounours à SF. Le froid, le gris, la pollution (même s’il s’est avéré que la fumée épaisse et noire vue à l’arrivée venait en fait d’un feu de forêt à la frontière tout ce qu’il y a de plus rural entre le Canada et le Minnesota); les gens pressés, les gens fringués. Le bruit.
- une ville décomplexée, de businessmen, pragmatiques, qui n’hésitent pas à inverser le sens du cours d’une rivière et braver une ligne de partage des eaux afin de préserver leur eau potable et plutôt envoyer les eaux usées à la ville d’à côté, qui avait cru se mettre en amont.

On a pour tout dire un peu loupé le côté Al Capone-jazz-speakeasy, effet Chloé oblige (ce genre de lieu est souvent +21), mais ce n’est que partie remise, vu que le Sud nous tend les bras (spoiler: ça a déjà commencé) et que nous remettrons sans doute un jour les pieds à Chicago. Et on n’a pas tout loupé, car Chloé aime les hotdogs, et sait dire “Chicago”!

Midwest Cities

 
Minneapolis
Minneapolis
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Madison
Madison
 
 
 
 
 
 
 
 
Chicago
Chicago
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

by Manue at September 19, 2011 04:36 AM

September 18, 2011

West Coast News

From Badlands to Prairies

Yellowstone a vraiment marqué la frontière entre les Rockies et le Far West. Il restait bien encore quelques petits massifs montagneux, mais dès la sortie du parc s’amorçait la descentes vers les foothills, ces collines et gros rochers au pied des sommets annonçant les plaines proches.

Ici ça ne rigole pas, on est au pays de Buffalo Bill (et on nous le fait savoir), où la dure loi de l’Ouest ratrappe toujours le pied-tendre: gare à celui qui a oublié son 6-coups sous l’oreiller. Avec à peine un demi-million d’âmes, le Wyoming ne taxe pas le revenu de ses résidents, pas plus que leur propriété ni leur sucession – seuls 4 maigres pourcents sur la consommation viennent alimenter les caisses locales. Juste à l’est, le Dakota du Sud suit la même politique avec 3 fois plus d’âmes, et partout les pare-brises arrière nous rappellent que “a man with a gun is a citizen, a man without a gun is a subject”, tandis que les panneaux publicitaires se remplissent de messages contre l’avortement ou “hell or heaven: *you* can make the choice”.

Inutile de dire qu’on ne se sent pas tout à fait chez nous ni tout à fait à l’aise, malgré des paysages pour beaucoup splendides. Après la fabuleuse descente de Yellowstone, on trouve le célèbre Mount Rushmore, dont les sculptures des quatre présidents (jeu-concours: retrouver leurs noms *sans* l’aide de Wikipédia) semblent inciter à un pélerinage national surprenant: bien qu’au milieu de rien, ce monument attire chaque année 3 millions de visiteurs, soit autant qu’à Yellowstone. On s’arrête au pied dans l’adorable Rapid City, petite bourgade aux murs de briques (ça y est, on se rapproche de l’Est), qui profite de cette manne touristiques, entretient des statues de Reagan et Bush-père sur ses trottoirs et abrite d’incroyables talents culinaires.

Puis les paysages écharpés et colorés des Badlands laissent place aux immenses prairies jaunes du MidWest, là où seuls les Indiens, les chiens de prairie, et les mines de charbon (et leurs trains chargés) daignent établir leur camp. Le principal soucis semble la motivation des citoyens, comme en témoignent les annonces d’aide aux dépressifs, les slogans territoriaux ou les campagnes de prévention de suicides. Comme dans le désert du Nevada, la route semble infinie. Jusqu’à la rencontre du grand Missouri: cet imposant affluent du Mississipi (question bonus: dans quelle ville s’y jette-t-il) marque de manière très claire la rupture entre les prairies jaunes (celles de Danse avec les loups) et les prairies vertes (celles de la petite maison dans). On s’en rend compte très bien d’ailleurs en regardant une vue satellite du pays: à gauche, c’est jaune-gris, à droite, c’est vert. Et là non plus, ça n’en finit pas. Les herbes basses sont remplacées par les cultures de maïs, elles-mêmes remplacées par d’autres cultures de maïs, et ce jusqu’à ce qu’on butte sur un cours d’eau ou une ville.

On n’aura (mal)heureusement pas le temps de s’arrêter voir le Corn Palace de la région. Le maïs c’est bien joli, mais sans point de chute plus précis, on a préféré tirer jusque dans le Minnesota, où la civilisation nous attendait.

Ah et pour ceux qui demandaient l’itinéraire précis, il suffit de cliquer dans le menu de droite sur “X-Country Map”.

From badlands to prairies

 
 
 
 
 
 
 
 
les prairies
les prairies
 
Sheridan, WY
Sheridan, WY
 
 
 
 
 
 
 
Mount Rushmore
Mount Rushmore
 
 
 
Rapid City, SD
Rapid City, SD
 
 
 
 
Badlands National Park
Badlands National Park
 
 
 
 
 
 
 
le Missouri
le Missouri
 
 
 
 
 
 

by Alex at September 18, 2011 04:39 AM